Volvo FL 250 : suffisamment grand pour Facq

 30/07/2019  Erik Roosens  Expertise Center, Trucks & Trailers
Volvo FL 250 : suffisamment grand pour Facq

Pour le Check-Up Test, nous avons choisi cette fois un Volvo FL 250 utilisé par Facq pour livrer ses produits chez les clients. Nous avons accompagné Geert Hendrickx (38) qui dessert la région de Louvain au départ du dépôt de Zaventem et qui accumule 18 ans d’expérience en tant que chauffeur dans le domaine de la distribution pour le compte du grossiste en sanitaires.

Commande. Le 1-CYU-036 est un des 34 Volvo FL 250 utilisés par Facq pour amener les produits chez les clients. Le FL 250 affiche une charge utile de 4 t pour un poids total de 12 tonnes et cela est suffisant. « Nous transportons du volume plutôt que du poids », déclare Jozef Segers, responsable d’expédition. « La plupart des FL ont une superstructure de 7,2 m, certains une caisse courte de 6 mètres. Nous utilisons ces derniers à Bruxelles. Nous avons choisi une hauteur de 2,44 m, juste assez pour caser nos portes de douche. Pour livrer là où le Volvo FL ne passe pas, nous disposons encore de quelques Iveco Daily. »

Geert livre 20 à 25 clients par jour. Il roule 1.000 à 1.200 km par semaine.

Le Volvo FL 1-CYU-036 du test a été mis en service en novembre 2016. Après 2,5 ans d’utilisation et 107.189 km au compteur, le contrat de leasing conclu entre Facq et Volvo Trucks en est à mi-parcours. Tous les véhicules restent 5 ans en service et roulent au maximum 200.000 km. « Ensuite, ils retournent chez Volvo Trucks », précise Segers. « Ils sont remplacés par des véhicules complètement neufs, car ces poids lourds constituent notre carte de visite. Pour respecter le contrat, nous échangeons à mi-chemin un véhicule qui roule davantage contre un qui roulent moins. »

Un véhicule qui arrive en fin de contrat est remplacé par un autre Volvo FL. « Nous étudions aussi la possibilité d’exploiter, à l’avenir, des véhicules électriques », souligne Segers. « Car avec de nombreux stop-and-go, le travail s’y prête. Une autonomie de 300 km suffit et il est possible de recharger le véhicule de 18 h à 6 h du matin. Mais il faudra que ce soit un 12 t. Nous cherchons donc un FL électrique de 12 t. »

Impressions de conduite. Le test commence à Heverlee avec Geert Hendrickx. Celui-ci débute sa carrière il y a 20 ans dans les bureaux de Facq. Mais rapidement, il manifeste une préférence pour la route. La société lui donne l’opportunité de passer son permis C et CE et, depuis lors, il aime prendre le volant. « D’abord dans la province de Liège et dans les Ardennes », dit-il. « Et depuis un certain temps maintenant dans la région de Louvain. Les chauffeurs font tout : charger le camion, rouler et décharger chez les clients, environ 20 à 25 fois par jour. »

Ce mardi, Geert se rend d’abord chez différents clients de Louvain où il est clair qu’un porteur plus imposant ne serait pas pratique pour un travail de ce type en centre-ville. Les livraisons sont effectuées sur les chantiers de construction, chez les commerçants et les particuliers. Je prends le volant et nous roulons vers la Platte Lostraat et la Verenigingsstraat à Kessel-Lo. Dans ces quartiers résidentiels, la bonne visibilité et la maniabilité offertes par le FL sont précieuses. Ensuite, nous prenons le chemin de Bierbeek où nous devons reculer sur une rampe d’accès étroite d’une habitation privée qui nous oblige à rabattre le rétroviseur gauche. C’est pourquoi le porteur est doté d’une caméra de recul. « Les chauffeurs qui découvrent ce travail ont quelques sueurs froides au début », plaisante Geert. Nous poursuivons notre route vers Opvelp, Boutersem, Tirlemont, Bekkevoort, Aarschot et Rotselaar pour revenir ensuite à Heverlee. Aujourd’hui, nous avons livré 22 clients.

Après trois heures passées au volant, nous sommes convaincus qu’il est préférable de disposer d’un porteur pas trop imposant – comme ce Volvo FL 250 – pour ce travail de distribution. Il est facile à parquer et permet, si nécessaire, d’emprunter une rampe d’accès étroite. Les montées et descentes du véhicule sont aisées. La boîte de vitesses automatique est pratique mais tout comme Geert, je pense que l’I-Sync rétrograde trop vite vers le premier rapport. Il repasse déjà en 1ère quand on freine et que le véhicule n’est pas encore totalement à l’arrêt avant de remettre des gaz, par exemple pour laisser passer un véhicule venant en sens inverse. « C’est pourquoi j’opte alors pour le mode manuel », déclare Geert. Cela aide effectivement. Geert fait aussi cela pour prendre un casse-vitesse en douceur. En accélérant, il repasse alors en mode automatique. Dans les rapports plus élevés, le passage des vitesses s’effectue de façon plus fluide et douce avec l’I-Sync. Le chauffeur choisit lui-même le moment du changement de vitesse en relâchant un peu la pédale des gaz, ce qui entraîne le passage d’un rapport.

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