Volker Mornhinweg (Mercedes-Benz Vans) : « Les clients veulent aussi un Vito à traction avant »

 25/11/2014  Yannick Haesevoets  Van
Volker Mornhinweg (Mercedes-Benz Vans) : « Les clients veulent aussi un Vito à traction avant »

« La version à traction avant du nouveau Vito est née de la demande des clients. » C’est ce que déclare Volker Mornhinweg, directeur de Mercedes-Benz Vans, que nous avons interviewé au salon IAA de Hanovre. Un Vito à propulsion électrique n’est pas prévu pour l’instant. « La demande n’existe pas. Mais dès que les clients voudront un Vito électrique, nous pourrons le produire immédiatement. »

TM : Le nouveau Vito est le premier véhicule de son segment à proposer aussi bien des versions à propulsion que toutes roues motrices et désormais à traction avant. Pour quel type de client recommanderiez-vous la traction avant ? Et les autres versions ?

Volker Mornhinweg : Dans la phase de développement du nouveau modèle, nous avons demandé à nos clients ce qu’ils voulaient et il est apparu qu’un grand nombre d’entre eux opteraient pour un Vito à traction avant. Un tel véhicule affiche un poids à vide plus bas et, donc, une charge utile plus élevée. Nous nous appuyons sur une longue tradition en matière de propulsion arrière et celle-ci reste très importante pour le Vito. Pour celui qui souhaite une puissance de traction élevée et qui tire une remorque lourde, la propulsion arrière reste le meilleur choix. Je pense par exemple aux jardiniers. La traction avant, quant à elle, séduira celui qui veut un véhicule plus léger, qui consomme moins tout en disposant d’une charge utile élevée. Je pense ici aux services courrier. La traction avant nous a permis d’économiser 120 kg sur le poids. La version toutes roues motrices, enfin, convient mieux aux déplacements en dehors des sentiers battus et en conditions hivernales.

TM : Le nouveau Vito consomme 20 % de diesel en moins que son prédécesseur. Comment y êtes-vous parvenu ?

Volker Mornhinweg : Ces 20 % constituent une moyenne. Il y a même des versions qui consomment 29 % de moins que le modèle actuel. Pour y arriver, nous avons effectué toute une série d’interventions. Nous avons réduit le frottement interne dans les moteurs, des systèmes auxiliaires comme l’alternateur ne fonctionnent que lorsque c’est nécessaire, la résistance au roulement a été diminuée, les rapports de transmissions de la boîte de vitesses ont été adaptés et nous avons implémenté le système start/stop.

TM : Avec le nouveau Vito, Mercedes-Benz veut également explorer de nouveaux marchés comme l’Amérique du Nord et du Sud. Moyennant quelles adaptations ?

Volker Mornhinweg : Le modèle actuel a déjà été commercialisé en Russie et en Chine. Avec le nouveau modèle, nous visons aussi le Canada et les Etats-Unis. C’est pourquoi nous y proposerons également, dans le futur, des moteurs à essence. Les normes n’étant pas les mêmes en Amérique et en Europe – par exemple pour les crash-tests –, il a fallu adapter le nouveau Vito pour pouvoir y répondre.

TM : La collaboration avec Volkswagen s’achève en 2016. La production du Crafter va-t-elle alors s’arrêter ? Et une collaboration avec un autre constructeur est-elle prévue ?

Volker Mornhinweg : Nous arrêtons en effet la production du Crafter car nous avons besoin de la totalité de la capacité des usines pour le Sprinter. Pour le moment, il n’existe pas de projets visant à construire un modèle supplémentaire dans ces mêmes usines.