VIL : “La crowd logistics n’est pas durable pour l’instant”

 31/10/2017  Philippe Van Dooren  News Logistics
VIL : “La crowd logistics n’est pas durable pour l’instant”

La crowd logistics – le fait de permettre au citoyens de livrer des colis pendant leurs déplacements normaux – n’est pas durable pour l’instant. Les chauffeurs parcourent trop de kilomètres pour un seul colis, constate le VIL.

Avec la VUB, le VIL a étudié l’impact social de la crowd logistics par rapport à un service similaire délivré par un professionnel. L’étude a porté sur les émissions de CO2, les rejets polluant l’air, la nuisance sonore, les accidents et la congestion.

La constatation étonnante est que des plates-formes telles que bringr obtiennent de mauvais résultats en matière de durabilité. Près d’un tiers des livraisons effectuées par les particuliers exigent un détour de plus de 15 minutes. “Le trajet moyen d’un colis crowd doit être, par livraison, 5 x plus court pour se rapprocher de l’impact social d’un prestataire logistique professionnel”, déclare Jan Merckx qui a dirigé le projet. Par ailleurs, le nombre de colis par trajet devrait être bien plus important pour être aussi durable.

On a également constaté qu’à peine 15 % des trajets ont un autre but principal que celui de transporter un colis, tandis que les trajets optimalisés sont justement à la base de l’hypothèse que la crowd logistics a un impact social positif. Plus de la moitié des trajets est parcourue spécifiquement pour la livraison.

Des questions se posent aussi d’un point de vue social : le marché penche assez rapidement vers un monopole de la part de la plate-forme qui croît le plus rapidement. “Les abus et la concurrence déloyale doivent aussi être refrénés. Les autorités ont le défi de diriger l’économie collaborative dans la bonne direction”, ajoute encore Merckx.

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