Transuniverse et Ekol lancent un mégaprojet au Kluizendok

 23/07/2019  Claude Yvens  Multimodal
Transuniverse et Ekol lancent un mégaprojet au Kluizendok

La société de groupage belge Transuniverse Forwarding et le logisticien turc Ekol Logistics s’associent pour développer un nouveau site multimodal de 40 hectares au Kluizendok, dans le North Sea Port. L’ensemble du projet pourrait créer des centaines d’emplois directs et indirects.

Les deux sociétés ont signé une ‘lettre d’intention’ avec North Sea Port. Le nouveau site de 40 hectares se composera de 10 hectares pour une plate-forme de transbordement, 20 hectares pour un terminal ferroviaire et 10 hectares pour un terminal ro-ro.

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D’une part, Transuniverse Forwarding prévoit d’augmenter considérablement sa capacité de groupage car son actuel centre de cross-docking de Wondelgem (de 8.000 m²) est devenu insuffisant. « Aujourd’hui, Transuniverse traite environ 100 camions et conteneurs intermodaux par semaine à Wondelgem. Notre trafic est en forte croissance depuis plusieurs années et nous avons pris une option sur un site de 10 ha pour construire un nouveau centre de cross-docking de 20 000 m². Selon les premiers plans, le bâtiment fera plus de 300 m de long sur 60 m de large et sera doté de 140 quais de chargement. En raison de sa taille, les opérations y seront partiellement automatisées ou robotisées », explique Frank Adins, président de Transuniverse Forwarding Group. Le nouveau bâtiment devrait être opérationnel fin 2021. Grâce à ces nouvelles installations, l’entreprise espère pouvoir doubler son trafic d’ici cinq ans.

D’autre part, il y aura un hub intermodal qui servira de plaque tournante pour le trafic entre la région méditerranéenne, l’Europe de l’Est et le Nord-Ouest de l’Europe. Le terminal ferroviaire du North Sea Port accueillera 20 trains d’Ekol par semaine, pour un total prévu de quelque 2 millions de tonnes par an.

Ekol Logistics et Transuniverse construiront également un terminal ro-ro afin que les conteneurs et remorques destinés au Royaume-Uni puissent être expédiés par bateau. « Les opportunités de croissance pour le trafic maritime à courte distance entre Gand et le Royaume-Uni sont grandes. On s’attend à ce que le Brexit cause une congestion importante dans les ports de la Manche. Cela ouvre des possibilités pour organiser des lignes maritimes vers des ports du nord du Royaume-Uni, en combinaison avec des liaisons ferroviaires à destination et en provenance de l’hinterland nord-européen », déclare Frank Adins. C’est un tiers qui sera responsable de l’exploitation de ce terminal ro-ro.

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