Track & Trace 4.0 : Un suivi de plus en plus fin

 31/08/2018  Claude Yvens  Fleet Management
Track & Trace 4.0 : Un suivi de plus en plus fin

Puisque le service track & trace de base devient une commodité, son évolution passe par une intégration de plus en plus poussée avec d’autres outils. Et par son application plus fine au niveau de la marchandise elle-même.

Les capteurs de traçabilité et les services de télécommunication voient leur prix baisser constamment. De ce fait, la simple localisation d’un objet est devenue une commodité. “Le track & trace est en train de se développer au-delà du chauffeur, du camion et de la semi-remorque”, explique Dirk Lambrechts, le CEO de Geo Solutions (Cronos Group).

Internet des objets

“Avec le développement de l’internet des objets, nous allons pouvoir l’appliquer à tous les objets mobiles comme une palette, voire un colis. Ce faisant, nous créons une chaîne de suivi complète, mais le track & trace pur et simple n’en constitue qu’une partie. C’est de l’échange d’information avec les logiciels come les TMS que naît la valeur ajoutée du système. Si l’on intègre en plus le système track & trace à une plate-forme d’eCMR, il est alors facile de créer une app qui assure la traçabilité de chaque envoi pour le client. N’oublions pas que l’eCMR n’est pas une application en soi. Ce n’est qu’une plate-forme sous-jacente.”

Pour aller plus loin, et notamment pour appliquer des capteurs T&T à de plus petits objets mobiles, la technologie doit encore évoluer un peu. Dirk Lambrechts : “Le plus grand défi se situe au niveau des batteries. Pour l’instant, les batteries qui sont utilisées au niveau des capteurs actifs (qui envoient eux-mêmes un signal de positionnement, NDLR) coûtent toujours trop cher, sauf pour suivre à la trace des marchandises de grande valeur. Pour les autres marchandises, il faudra encore se contenter de capteurs passifs (qui réagissent à un stimulus extérieur, NDLR), qui coûtent entre 2 et 5 euros la pièce.”

“Nous avons le potentiel de suivre n’importe quel objet, ajoute Peter Bal (Vice President Digital Customer Services chez Wabco), mais cela a un coût qui doit être raisonnable par rapport à la valeur de l’information. Et il faut aussi pouvoir gérer toutes le sinformations générées par le système.” Selon Bal, la plus grande valeur ajoutée du track & trace serait de permettre une gestion plus dynamique des missions de transport. Cela nécessiterait par exemple de suivre en permanence l’état de charge (en poids et en volume) de l’espace de chargement.

Pour cela, une intégration plus profonde entre fournisseurs télématiques est nécessaire. Pouer Wabco, qui génère déjà pas mal de données au niveau de la semi-remorque (capteurs de charge à l’essieu, systèmes de freins…) et qui possède avec ses ordsinateurs de bord Transics une puissante source de données sur le véhicule moteur, le chemin est déjà à moitié tracé…

Le track & trace au niveau de la marchandise n’est plus une utopie.

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