LINK2LOGISTICS Management 45 (mars – avril 2018)

 04/04/2018  Yannick Haesevoets  


Matière à réflexion

Le secteur logistique évolue de plus en plus vite. Comme le montre notamment le magazine que vous tenez en mains. Notre dossier sur l’Immobilier Logistique vous dévoile les tendances actuelles dans le domaine des bâtiments et de la disponibilité. Malgré le fait que de grands centres d’e-fulfilment s’établissent souvent aux Pays-Bas et que notre pays n’attire presque plus les grands projets, la demande reste importante. Souvent, elle porte néanmoins sur le regroupement de DC et l’extension d’installations existantes.

Joost Uwents, le CEO de WDP, explique la stratégie du groupe et lève un coin du voile sur le futur plan pluriannuel. Mais il constate aussi que WDP croît plus rapidement aux Pays-Bas, en Roumanie et au Luxembourg qu’en Belgique.

Il est devenu plus difficile d’attirer de nouveaux acteurs, mais les multinationales établies chez nous, choisissent souvent de s’y développer. Ainsi, Poco Loco a construit un nouvel entrepôt en hauteur totalement automatisé à Roulers et Beckton Dickinson a un troisième centre de distribution à Tamise.

L’e-commerce lui aussi évolue rapidement, notamment le ‘cross-border’. Le commerce intercontinental se développe et la Belgique semble ici avoir accroché le bon wagon. C’est ainsi que le Liégeois ECDC a décroché l’award du Logistics Project of the Year pour le développement de nouveaux systèmes visant à gérer efficacement les flux d’e-commerce en provenance de Chine.

Je vous conseille aussi de lire la rubrique Handling, qui vous propose un avant-goût du prochain salon CeMAT à Hanovre. Robert Bauer, le CEO de la société Sick qui produit des capteurs, explique comment et pourquoi les frontières entre l’Industrie 4.0 et la Logistique 4.0 vont disparaître. L’automatisation fait place, dans une mesure croissante, à la connectivité. Les machines de production et les outils logistiques communiqueront toujours plus et interagiront de manière autonome. La flexibilité va donc croître à tel point que la production de masse va diminuer au profit d’une production individualisée. Bon nombre de centres de distribution seront dès lors superflus, puisque les produits partiront directement vers l’acheteur, prévoit-il.

Beaucoup de matière à réflexion, donc.

Philippe Van Dooren,
Rédacteur en chef.

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