Transportmanagement.be

M. Wathelet : « Les Régions peuvent lancer des projets-pilotes pour les écocombis »

 24/01/2012  Yannick Haesevoets  
M. Wathelet : « Les Régions peuvent lancer des projets-pilotes pour les écocombis »

Lors de la réception annuelle commune de Febetra et de TLV (Transport en Logistiek Vlaanderen) qui s’est tenue ce 23 janvier, Melchior Wathelet, secrétaire d’Etat à la Mobilité, a annoncé que l’arrêté royal autorisant les Régions à lancer des projets-pilotes en matière d’écocombis a été signé le 18 de ce mois. Cela bouge… enfin !

Lors de son discours d’introduction, Willy Van Loon, président de Febetra, avait rappelé que l’attentisme des pouvoirs publics sur le problème des « écocombis » était de nature à se montrer préjudiciable pour les transporteurs belges, et cela alors que chez nos voisins hollandais et allemands les choses sont déjà bien engagées.  De quoi, par exemple, créer une réelle distorsion de concurrence entre un port comme Anvers et son « voisin » de Rotterdam. Interpellé sur le sujet, Melchior Wathelet, secrétaire d’Etat à l’Environnement, à l’Energie, à la Mobilité et aux Réformes Institutionnelles, a pu apporter une réponse positive pour le secteur. Depuis le 18 janvier en effet, le gouvernement fédéral a signé l’arrêté royal permettant aux Régions de lancer des projets-pilotes en matière d’écocombis. Un premier écueil, et non des moindres,  est donc franchi dans un dossier guetté jusqu’alors par l’enlisement…

Sur le problème de la concurrence déloyale des agriculteurs, qui ne sont pas soumis au paiement d’accises sur le diesel et qui n’hésitent pas à l’occasion à transporter des marchandises, M. Wathelet a annoncé qu’il planchait sur l’octroi de plaques minéralogiques spécifiques pour les tracteurs agricoles.

M. Wathelet s’est également montré sensible aux problèmes des heures non productives (entre autres pendant le chargement et le déchargement), pour lesquelles le secteur réclame une diminution du précompte professionnel. A l’image de ce qui, soulignait W .Van Loon, est d’application pour le secteur de la construction pour les heures de trajet vers les chantiers.

Le secrétaire d’Etat s’est par ailleurs engagé à se pencher sur le problème des heures de stationnement autorisées  sur la voie publique pour les véhicules de plus de 7,5 tonnes. Ceux-ci ne peuvent en effet  stationner que 8 heures au maximum, alors que, pour être en adéquation avec la loi sur les temps de conduite et de repos, c’est au minimum 11 ou 12 heures qui seraient nécessaires. Mais sur ce dossier, la bonne volonté affichée par M. Wathelet risque bien de se heurter à la mauvaise humeur des communes qui ne voient pas d’un bon œil le stationnement de camions sur leur territoire…