UBOT : « Élargir la période de référence n’est pas une option »

 06/12/2019  Claude Yvens  Réglementation
UBOT : « Élargir la période de référence n’est pas une option »

Le syndicat socialiste UBOT est très préoccupé par la tournure que prennent les discussions actuelles concernant le Paquet Mobilité au niveau européen. Le fait que certaines personnes souhaitent étendre la période de référence à 4 semaines dérange fortement le président Frank Moreels.

Le Paquet Mobilité, sur lequel un consensus s’est dégagé au Parlement européen, doit maintenant être validé dans un ‘trilogue’ entre le Parlement, le Conseil des ministres des transports et la Commission. Cependant, les négociations de la semaine dernière entre les trois parties ont été totalement infructueuses. Une des propositions qui reviendraient sur la table (probablement des pays d’Europe de l’Est, encouragés par les chargeurs et les transitaires) serait d’étendre la période de référence pour le calcul des temps de conduite et de repos de deux à trois ou quatre semaines.

Selon Frank Moreels, cela aurait des conséquences désastreuses tant pour les chauffeurs que pour la sécurité routière : « L’UBOT est et reste favorable à la période de référence de deux semaines pour le calcul des temps de conduite et de repos. Étendre cette période de référence à trois ou quatre semaines augmentera le risque d’accidents car un chauffeur fatigué est un danger pour la sécurité routière. De plus, l’élargissement de la période de référence des temps de conduite et de repos n’est basé sur aucune nécessité économique. » Pour l’UBOT, le Paquet Mobilité doit prévoir le retour des chauffeurs à leur domicile, et non à leur lieu d’affectation économique, comme certains le voudraient : « Leur seul but de cette manœuvre est de pousser encore plus dans la précarité les chauffeurs d’Europe de l’Est par le biais de sociétés boîtes aux lettres », a ajouté Frank Moreels.

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