Les Pays-Bas protectionnistes en matière d’écocombis?

 15/10/2019  Claude Yvens  Réglementation
Les Pays-Bas protectionnistes en matière d’écocombis?

Alors que les deux régions belges qui ont lancé des projets-pilotes pour l’utilisation d’écocombis les ont ouverts aux transporteurs étrangers, il semble que les Pays-Bas soient beaucoup moins ouverts à laisser rouler les écvocombis belges sur leur territoire. C’est du moins l’avis de Bert Vranckx (Be-Trans).

Be-Trans fait pour l’instant rouler un écocombi en Flandre et envisage d’en acheter un deuxième, mais souhaiterait également le faire rouler aux Pays-Bas, où la phase de test est terminée et où les ensembles routiers de 25,25 mètres font maintenant partie du paysage. Bert Vranckx regrette cependant la lourdeur des procédures mises en place du côté néerlandais : “Cela fait cinq mois que cela dure. Je suis continuellement renvoyé entre le RDW aux Pays-Bas et la DIV en Belgique pour faire homologuer mon écocombi aux Pays-Bas. C’est un scandale ! C’est la même chose avec la formation des chauffeurs. J’ai formé trois chauffeurs aux Pays-Bas. Le premier a réussi du premier coup. Le troisième a échoué la deuxième fois parce qu’il avait roulé un tout petit peu trop vite. J’ai fait remarquer à l’examinateur que cela n’avait rien à voir avec l’écocombi, il m’a répondu qu’il n’avait qu’à repasser le test. Et de fait, la fois suivante, mes trois chauffeurs ont obtenu leur sésame. Je trouve que les Pays-Bas agissent par pur protectionnisme.”

Une affirmation qui n’est pas démentie par Michael Reul (UPTR) : “Les deux régions belges qui tolèrent les écocombis ont laissé les véhicules étrangers participer à leurs projets-pilotes. Je déplore qu’elles n’aient pas imposé des quotas : dix véhicules ‘belges’, dix véhicules ‘néérlandais’. La Wallonie avait proposé ce type de quotas, mais la Flandre n’en a pas voulu. On voit ce que cela donne aujourd’hui.”

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