Les défis de 2018 #1 : la conjoncture

 27/12/2017  Claude Yvens  Opinion
Les défis de 2018 #1 : la conjoncture

PIB en hausse, capacité de transport parfois insuffisante, capacité à négocier les prix de transport… Apparemment, les transporteurs vivent une période plutôt positive. Mais gare au réveil…

Il y a deux ans, nous prédisions l’impact négatif qu’aurait la taxe kilométrique sur la santé financière des entreprises de transport belges. L’analyse des bilans 2016 des transporteurs, que nous publierons dans le prochain Truck & Business, montre que cet impact a été moins négatif que prévu, même si la taxe kilométrique a pesé sur la rentabilité. Le nombre de faillites n’a pas non plus explosé, c’est un fait. L’histoire retiendra peut-être qu’il n’y avait pas de meilleur contexte économique pour lancer une taxe kilométrique en Belgique, puisque la demande en transport ne cessait de progresser et que la pénurie de chauffeurs freinait la capacité des transporteurs à répondre à cette demande. Avec pour conséquence une capacité à négocier ses tarifs de transport qui n’avait plus été aussi élevée depuis 10 ans. Dans ce contexte, même certains transporteurs qui ne maîtrisent pas leurs fondamentaux peuvent s’en sortir.

Pour 2018, les choses semblent s’annoncer tout aussi positivement. Même si la Belgique ne connaît pas une croissance aussi soutenue que ses principaux partenaires économiques, la demande en transport devrait connaître une nouvelle progression. La problématique ‘chauffeurs’ n’étant pas facile à résoudre, il risque donc d’y avoir un nouveau déséquilibre entre l’offre et la demande. Ce déséquilibre n’est cependant pas négatif pour tout le monde, en ce qu’il favorise les entreprises qui attirent le chauffeur et qui savent comment le retenir. En d’autres mots, une politique HR performante (et le HR, c’est beaucoup plus qu’une hausse de salaire…) devient un atout stratégique.

Nous ne sommes évidemment pas capables de prévoir quand la phase haussière de l’actuel cycle économique cessera, ni si une bulle quelconque viendra perturber l’optimisme actuel. Mais une chose est certaine : tous les cycles économiques ont une fin. On ne saurait donc trop conseiller à chaque transporteur de ne pas lâcher ses fondamentaux, à commencer par une maîtrise absolue de son prix de revient et par une rigueur tout aussi absolue dans sa gestion de trésorerie.

 

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