Le Collectif des Petits Transporteurs repart à la charge

 11/12/2018  Claude Yvens  Economie
Le Collectif des Petits Transporteurs repart à la charge

Un peu en retrait ces derniers mois, le Collectif des Petits Transporteurs a récemment rencontré le cabinet du ministre wallon Jean-Luc Crucke pur lui faire part de ses doléances. Au premier rang de celles-ci : la sévérité des contrôles.

“Nous n’avons pas les moyens de faire grève, mais ce n’est pas pour la cause que nous arrêtons le combat”, nous a déclaré Fabrice Ausloos qui représente le Collectif. “Nous en avons ras le bol des contrôles et de la chasse aux transporteurs qui est menée actuellement sans nuance. Les transporteurs ont aussi le droit à la présomption d’innocence !” Ausloos cite notamment l’attitude de la police domaniale en matière de surcharge à l’essieu : “Malgré toutes les tentatives mises en œuvre et certaines décisions judiciaires qui confirment l’impossibilité pour le chauffeur ‘normalement prudent et diligent’ de pouvoir vérifier et même influer sur les surcharges à l’essieu, les agents de la police domaniale restent inflexibles. Et les recours devant le fonctionnaire sanctionnateur sont une mascarade.” Ausloos cite aussi en vrac les contrôles sur les temps de conduite et de repos, ‘totalement déconnectés’ des réalités quotidiennes des chauffeurs à cause des problèmes de mobilité récurrents, le fait que  trop de contrôleurs exigent la présentation physique de papiers alors alors que tout est vérifiable en ligne, la muavaise volonté de certains contrôleurs quand le chauffeur n’a pas pu faire signer sa lettre de voiture CMR. Il fustige également le montant des amendes prévues dans les nouveaux textes sur le transport exceptionnel et le fait que Satellic n’informe toujours pas immédiatement le transporteur des problèmes qu’ils constatent sur le fonctionnement de l’OBU pour la redevance kilométrique.

Concurrence des camionnettes

Dans ce contexte répressif, Fabrice Ausloos se demande également pourquoi une plus grande tolérance semble prévaloir pour les camionnettes surchargées : “Elles échappent aux contrôles en restant sur la bande de gauche, mais exercent une concurrence déloyale en échappant aux contrôles sociaux et au paiement de la taxe kilométrique.

Propulsions alternatives

Enfin, le Collectif des Petits Transporteurs souhaiterait que la Wallonie, à l’instar de ce qui va se faire en Allemagne, exonére les véhicules ‘propres’ (CNG, LNG et bientôt à hydrogène) du paiement de la redevance kilométrique.

 

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