La vie sociale, problème n°1 des chauffeurs

 08/07/2016  Claude Yvens  Economie
La vie sociale, problème n°1 des chauffeurs

La page facebook Chauffeursnieuws a sondé ses 16300 followers sur les causes du manque actuel de chauffeurs routiers. Plus que les considérations salariales, c’est la difficulté de combiner le travail avec une vie sociale qui expliquerait le manque d’attractivité du métier.

“Le salaire de base  n’est pas le principal problème”, explique Jacques Van der Linden, porte-parole de Chauffeursnieuws. “Quand ils peuvent ‘faire des heures’, les chauffeurs s’en sortent plutôt bien à la fin du mois. Pourtant, beaucoup de chauffeurs changeraient de métier s’ils en avaient l’occasion. Notre enquête veut montrer pourquoi. Car si les employeurs ne trouvent pas de chauffeurs ici, ils seront tentés d’aller en trouver en Europe de l’Est, voire dans des pays comme les Philippines via toutes sortes de constructions.”

Top 10 des plaintes

1) vie sociale difficile à cause des longues journées de travail et des horaires irréguliers
2) le stress (pression du planning, des clients, files)
3) les contrôles, le fait de devoir être attentif en permanence, tolérance zéro pour les erreurs, amendes
4) le risque d’accident (journées trop remplies, trafic, interdictions de circuler, agressivité des autres usagers)
5) manque de parking
6) peu de possibilité de faire évoluer sa carrière
7) coût des formations
8) manque de collégialité
9) rythme de travail en distribution nationale
10) piètre image de marque du métier, renforcée par le grand nombre de chauffeurs étrangers mal formés

Et pourtant…

… il reste des chauffeurs enthousiastes qui conseillent ce métier à des jeunes. La passion est toujours là, grâce à une relative liberté dans le travail, au fait de ne pas être avec les mêmes collègues dans le même lieu de travail toute la journée, au contact avec d’autres cultures en Europe, à la variété du travail…

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