La taxe kilométrique est un danger réel pour 15 % des entreprises de transport belges

 17/03/2016  Claude Yvens  Réglementation, Economie
La taxe kilométrique est un danger réel pour 15 % des entreprises de transport belges

Maintenant que cela va un peu mieux pour le transport, la taxe kilométrique menace de perturber fortement le secteur. Selon une étude de TLV et de Graydon, 15 % des entreprises de transport seraient en grand danger.

Graydon, spécialiste des informations sur les entreprises, et l’organisation professionnelle TLV ont réalisé une analyse économique approfondie du secteur, combinée à un sondage ciblé auprès des transporteurs. Les résultats correspondent à la propre enquête de Truck & Business en la matière. Un réel danger menace une bonne partie de nos transporteurs.

Comportement de paiement

L’enquête montre que les transporteurs routiers paient leurs fournisseurs dans un délai acceptable. 65 % des transporteurs paient leur facture dans les 30 jours. Ce qui est à l’opposé de la manière dont ils sont eux-mêmes payés. A peine 10 % des clients, voire moins, paient dans les 30 jours. Cette situation est intenable par rapport à la taxe kilométrique qui sera appliquée d’ici 14 jours. Les transporteurs doivent donc, encore plus qu’avant, préfinancer, ce qui peut être néfaste pour certains d’entre eux.

Répercuter, tel est le seul message

Compte tenu des marges tristement basses dans le secteur du transport (bien moins que l’augmentation attendue de 8 à 11 % des coûts suite à la taxe kilométrique), tous les coûts relatifs à l’introduction de la taxe kilométrique doivent être intégralement répercutés. Cependant, l’enquête montre que 55 % à peine des transporteurs s’attendent à ce que la très grande partie des trajets chargés pourront être répercutés aux clients. Et nous ne parlons même pas des kilomètres à vide ou des charges partielles.

L’analyse de Graydon montre que 15 % des entreprises de transport belges seront confrontées à un risque accru ou très élevé de faillite.

Selon Eric Van den Broele, Senior manager R&D de Graydon, les entreprises de transport se doivent d’adapter immédiatement leurs méthodes de facturation et leur gestion des débiteurs. C’est la seule manière de réduire les délais de paiement de leurs clients et leur propre délai de préfinancement.

TVL appelle les autorités avec insistance à veiller à des délais de paiement courts et respectés.

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