La hausse des salaires pas encore à l’ordre du jour

 16/01/2019  Claude Yvens  Economie
La hausse des salaires pas encore à l’ordre du jour

Ce jeudi se réunit le groupe de travail de la Commission Paritaire 140. Les syndicats entendent y aborder la nouvelle classification des fonctions et les salaires qui seront liés aux quatre catégories créées. Le débat est cependant subordonné à la fixation de la norme salariale.

Ce lundi soir, lors de la réception commune organisée par les trois fédérations patronales du transport routier, les syndicats ont distribué un tract demandant l’application rapide de la nouvelle classification des fonctions et considérant que celle-ci, en augmentant les salaires des chauffeurs, apporterait une réponse à la pénurie actuelle de chauffeurs routiers. Selon la FGTB-UBT, entre autres, les fédérations bloquent le dossier depuis des années. Du côté patronal, on réfute cette accusation. “La norme salariale n’est pas encore définie pour 2019/2020, nous explique Philippe Degraef, directeur de la Febetra. On attend pour la fin de la semaine une proposition du Conseil Central de l’Economie, qui devra être validée par le Groupe des Dix avant de passer le stade de l’accord interprofessionnel, puis des Commissions Paritaires. Et les salaires qui seront associés aux quatre catégories de la nouvelle classification des fonctions ne pourront pas augmenter dans une mesure supérieure à la future norme salariale.” Toute demande excédant cette norme salariale ressemblerait donc à de la gesticulation.

“Nous ne sommes pas opposés à mieux rémunérer certaines catégories de chauffeurs, surtout ceux qui ont le plus de compétences et se retrouvent dans la catégorie supérieure. Mais la nouvelle classification des fonctions implique aussi que les nouveaux chauffeurs actifs dans la livraison de courrier, par exemple, pourraient y perdre. Cela, les syndicats ne veulent pas l’admettre, mais ils ne devaient pas signer la convention collective de travail relative à la nouvelle classification des fonctions s’ils en étaient conscients à l’époque”, déclare Michael Reul pour l’UPTR.

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