La flexibilité est le maître-mot chez Heyvaert & Co

 08/02/2017  Erik Roosens  Economie, enews
La flexibilité est le maître-mot chez Heyvaert & Co

Un mot vient immanquablement à l’esprit lorsqu’on se rend chez Heyvaert & Co à Mollem : flexibilité. Éric Heyvaert gère cette société de transport spécialisée dans le transport frigorifique avec ses fils Nick et David. « Si un client nous appelle aujourd’hui pour obtenir un camion supplémentaire demain, aucun problème », disent-ils unanimement. « Et si aucun chauffeur n’est disponible, l’un de nous conduira. »

Erik Roosens

Heyvaert & Co est encore une véritable entreprise familiale. Éric et ses fils Nick et David ont chacun leur responsabilité, mais peuvent aussi être mobilisés partout. C’est le grand atout de la société : quand un client a besoin d’un véhicule supplémentaire, celui-ci est mis à sa disposition en un rien de temps.

« Mon père avait déjà une société de transport », explique Éric Heyvaert dans l’agréable cuisine située derrière le garage où est établie l’entreprise à Mollem.  Avec ses deux fils, il nous raconte l’histoire de l’entreprise. « J’étais donc en quelque sorte prédisposé à cette activité. En 1987, j’ai lancé ma propre société de transport. Entre-temps, mes fils Nick et David m’ont rejoint. Nick s’occupe principalement du travail administratif, David de l’atelier et de l’achat des camions. »

Remorque

Heyvaert & Co possède aujourd’hui une flotte de 35 véhicules, principalement des porteurs, dont trois sont équipés d’une remorque. L’entreprise a également acheté son premier tracteur il y a peu.   Elle assure tous les types de transports, mais est avant tout spécialisée en transport frigorifique et réfrigéré, qui représente trois quarts de ses activités. « Nous livrons notamment aux magasins Delhaize et Carrefour », indique le trio familial. « Y compris les petits points de vente, comme les magasins locaux Proxy. »

Pour ce transport conditionné, avoir son propre atelier n’est pas un luxe. « La température est constamment contrôlée durant le transport et il est indispensable de remédier immédiatement à une éventuelle panne au groupe frigorifique. Heureusement, la plupart de nos groupes frigorifiques fonctionnent à l’électricité et, en cas de besoin, nous pouvons les réparer nous-mêmes. »

La plupart des transports sont des chargements à température unique. Les transports combinés dont une partie est réfrigérée et une autre est congelée sont exceptionnels. « Le chargement est presque toujours à la même température. Pour le transport des produits congelés, nous utilisons des  véhicules équipés de portes, car ils isolent mieux. Pour les produits frais, les volets suffisent. Le principal problème des transports frigorifiques est l’ouverture et la fermeture de l’espace de chargement, surtout quand il fait chaud. Quand on doit décharger des produits congelés par 30 degrés, il s’agit de fermer les portes le plus vite possible. »

Taxe kilométrique

Heyvaert & Co achète tous ses camions et les conserve le plus longtemps possible. « Autrefois, nous installions une caisse sur un nouveau châssis, mais ce n’est plus rentable », explique Éric. « C’est trop cher et trop compliqué. Nous préférons remplacer nos camions à temps. Nous devons nous séparer de tous les véhicules antérieurs à Euro 5, car ils nous coûtent trop cher. Les clients paient la taxe kilométrique, mais seulement pour les véhicules Euro 5 et Euro 6. Si nous continuons à rouler avec les camions plus anciens, nous devons donc prendre en charge cette taxe nous-mêmes. »

Chez Heyvaert & Co, l’entretien se fait encore au garage de la société. Le mécanicien engagé à cet effet peut aussi être mobilisé comme chauffeur, autre preuve de la flexibilité de l’entreprise familiale. Les camions ne partent chez le concessionnaire que dans les cas exceptionnels.

Essieu avant

L’entreprise possède de nombreux camions Scania à cabine P, ainsi que des DAF CF, MAN TGM et Mercedes Antos. « Il est important pour nous d’avoir des véhicules à essieu avant renforcé », précise David. « Car le groupe frigorifique s’ajoute à la cabine et fait peser un poids supplémentaire sur l’essieu avant. C’est pourquoi nous optons pour des essieux avant de 9 tonnes. À l’achat d’un nouveau camion, nous tenons également compte des souhaits du chauffeur. Si celui-ci préfère un DAF, c’est ce modèle que nous achèterons. Au final, c’est lui qui le conduira. Nous choisissons toutefois des boîtes automatiques et des moteurs d’environ 280 ch. Un faible poids à vide n’est pas très important, car nous n’atteignons jamais le poids maximal autorisé. Le volume est en revanche essentiel. Nous optons donc pour des grands modèles. »

Trouver et fidéliser des chauffeurs n’est pas non plus une mince affaire pour une entreprise familiale.  « Mais nous parvenons encore à trouver les hommes et les chauffeurs adéquats qui sont fiers de leur camion », nous assure-t-on. « Nos chauffeurs sont principalement néerlandophones, ce que nos clients apprécient. Ils peuvent ainsi communiquer facilement. Les chauffeurs démarrent entre trois et cinq heures du matin et parcourent de trois à quatre cents kilomètres par jour. »

La plupart des chauffeurs rentrent en camion à leur domicile et repartent le lendemain de chez eux chez le premier client du jour. « Nous essayons d’organiser nos itinéraires de manière à éviter les kilomètres inutiles », poursuit Éric. « Certains chauffeurs viennent néanmoins parquer leur véhicule ici à Mollem parce qu’ils ne trouvent pas de place de parking là où ils habitent. »

Les riverains saisissent vite la justice

Inutile de dire que les embouteillages sont très coûteux en heures de travail à une société de transport. Or, ces bouchons sont parfois provoqués par des riverains intolérants. « Dans certains magasins, nous ne pouvons pas livrer avant une certaine heure », explique Éric. « Par conséquent, nos chauffeurs sont contraints de rouler pendant les heures de pointe et se retrouvent coincés dans les embouteillages. Sans les plaintes des riverains, les chauffeurs pourraient effectuer leurs livraisons à un autre moment et éviteraient ainsi les bouchons. Ce serait une économie de temps et d’argent pour nous. »

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