La Flandre signe un accord ‘historique” pour la liaison Oosterweel

 15/03/2017  Claude Yvens  Economie, enews
La Flandre signe un accord ‘historique” pour la liaison Oosterweel

Le gouvernement flamand a signé un ‘pacte d’avenir’ avec les organisations citoyennes qui s’opposaient au projet de liaison Oosterweel sur le Ring d’Anvers. Il affirme aussi que les procédures en cours au Conseil d’Etat seront suspendues et que le dossier est donc débloqué.

Alors qu’Anvers vient de passer à la première place des villes les plus embouteillées de Belgique, avec une densité de files qui a augmenté de… 22 % en un an, cela fait bientôt 20 ans que l’on parle d’une troisième traversée de l’Escaut. Le Ministre Flamand de la Mobilité et des Travaux Publics Ben Weyts se réjouit d’autant de l’accord signé hier : “J’ai hérité de ce dossier en 2014, à un moment où certains ne misaient plus un centime sur le projet. Nous l’avons progressivement débarrassé de tous les obstacles, et l’accord signé aujourd’hui nous permet d’investir dans l’accessibilité d’Anvers”

Même si tous les détails ne sont pas encore connus, l’accord prévoit de relier le rond-point de Wommelgem via un nouveau tracé souterrain (A102) à Ekeren, puis par le tunnel LIefkenshoek au Pays de Waes. Le projet prévoit aussi un deuxième tunnel Tijsmans et une version allégée de la liaison Oosterweel sur le Ring lui-même, partiellement recouverte.

Selon Weyts, le mode du conflit a fait place à un mode collaboratif avec les associations de citoyens. “Nous leur avons tendu la main. Maintenant, nous tirons tous du même côté et nous allons pouvoir passer aux investissements. Les premiers coups de pelle auront lieu avant la fin de l’année !”

La Febetra espère que la messe est dite

La Febetra se réjouit de voir ce dossier avancer : “Nous appelons toutes les parties concernées à enterrer la hache de guerre et à à accepter la décision prise par le gouvernement flamand. C’est la seule façon d’avancer dans ce dossier. On a déjà perdu beaucoup trop de temps. Il faut maintenant exécuter les plans au plus vite et veiller à ce que les nouvelles infrastructures ne répondent pas seulement aux exigences actuelles en matière de mobilité, mais surtout à celles de 2030.”

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