Jerome Lejeune (Axxès) : « Axxès sera prêt si Viapass est prêt à nous certifier »

 09/03/2016  Claude Yvens  Economie
Jerome Lejeune (Axxès) : « Axxès sera prêt si Viapass est prêt à nous certifier »

Le président d’Axxès apporte quelques précisions sur les étapes que son OBU doit encore franchir avant d’être agréé dans le cadre de la taxe kilométrique et attend désormais que Viapass termine son travail dans les temps… avec Satellic.

Jerome Lejeune constate tout d’abord que les EETS Domain Statements n’ont pas fondamentalement modifié la donne par rapport aux informations que Viapass avait fournies aux concurrents de Satellic en septembre dernier : « Il y a bien quelques écarts, mais ce sont principalement des points de détail qui ont été ajoutés dans l’intérêt des régions. Techniquement, il n’y a pas de problème pour nous. »

Tests techniques

Axxès est par ailleurs en train de terminer les phases de tests imposées par le projet. Jerome Lejeune : « Le site de Viapass ne mentionne que la réussite au premier test, mais le deuxième test, celui au cours duquel quatre véhicule parcourent tout le territoire belge, est lui aussi finalisé. Nous nous attendons à sa validation la semaine prochaine. Les phases suivantes sont aussi en cours : la phase 3 permet de vérifier l’interfaçage avec les systèmes mis en œuvre dans les trois régions et Viapass, et la phase 4 est dite ‘end-to-end’. Je ne sais pas si Satellic a passé ces deux phases-là avec succès, mais je sais qu’ils sont bien avancés. » Si Jerome Lejeune parle des progrès effectués par son concurrent, c’est qu’il faut que Viapass ait donné son agrément définitif à Satellic avant de pouvoir le faire avec un concurrent de ce dernier.

Négociations de contrats

Enfin, Axxès doit encore finaliser la négociation de ses contrats avec les trois régions. Sur ce plan encore, Jerome Lejeune pense aboutir dans le courant de la semaine prochaine.

Il est vrai que le temps presse. Sur 150.000 badges installés, 50.000 ont déjà fait l’objet d’une demande d’option pour le territoire belge. Ce seraient autant d’OBU en moins à faire installer. « Donc, si nous n’obtenons pas l’agrément définitif assez vite, cela va mettre une pression supplémentaire sur la logistique de Satellic qui est déjà bien occupée », estime Lejeune. « En attendant, je peux conclure des contrats avec mes clients, mais je ne peux pas leur garantir que je serai prêt au 1er avril. Je peux juste leur dire que nous faisons le maximum. »

Quant à la réactivité de sa propre logistique, Jerome Lejeune explique : « Si un nouveau client passe contrat chez nous, il nous faut 5 jours ouvrables pour livrer l’OBU, avec une capacité de 7 à 8000 unités par semaine. Donc, les commandes passées avant Pâques pourront être honorées à temps. » Et Jerome Lejeune de conclure : « Si nous sommes certifiés le 1er avril et si le marché est réellement ouvert à la date d’entrée en vigueur de la taxe kilométrique, personne n’aura réussi un tel projet aussi vite, et la Belgique aura réussi un parcours assez brillant ! » Il sait de quoi il parle, ayant travaillé sur les projets similaires dans plusieurs pays, dont l’Allemagne à l’époque de la LKW-Maut.

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