[INTERVIEW] Yves Smets (Ivemar) : “La mobilité et la taxe kilométrique nous préoccupent grandement”

 24/03/2016  Yannick Haesevoets  News Transport, Economie
[INTERVIEW] Yves Smets (Ivemar) : “La mobilité et la taxe kilométrique nous préoccupent grandement”

Ivemar a été récemment couronnée en tant que « Gazelle » dans la catégorie ‘Petites Entreprises’ du Brabant flamand. Ivemar est une société spécialisée dans le transport conditionné, notamment pour le secteur pharmaceutique. Créée en 2003, cette société de Hal vient de franchir le cap des 7 millions d’euros de chiffre d’affaires, en hausse de 6 %.

Au départ, la société était active dans le transport et le recyclage de déchets mais suite à une forte demande du secteur pharmaceutique et alimentaire, elle a évolué vers le transport conditionné. Aujourd’hui, 70 % du chiffre d’affaires de la société sont réalisés pour le secteur pharmaceutique. Les 30 % restants sont essentiellement composés de transports pour l’industrie alimentaire. L’activité de recyclage a été abandonnée il y a cinq ans.

Ivemar a achevé, en 2015, la construction d’un entrepôt conditionné flambant neuf situé à Saintes près de Hal. Cet entrepôt est capable d’accueillir 1.250 palettes de produits pharmaceutiques. Yves Smets, fondateur de la société : “Avec 53 véhicules, nous ne sommes pas un petit acteur, mais nous sommes toujours suffisamment flexibles pour répondre aux besoins spécifiques des clients“.

30 à 40 % des véhicules d’Ivemar circulent à l’étranger et des envois aériens font également partie des possibilités. Parmi les préoccupations d’Yves Smets, il y a les problèmes de mobilité à Bruxelles et alentours ainsi que la taxe kilométrique dont l’entrée en vigueur est désormais imminente. D’autant que la taxe ne prévoit pas de compensation particulière pour certains véhicules écologiques. “Nous exploitons deux camionnettes au CNG et nous voulons continuer à investir dans ce type de véhicules, mais les pouvoirs publics ne nous stimulent pas du tout“, explique Yves Smets qui pense en outre que de nombreuses entreprises vont se détourner des technologies écologiques à cause du faible prix du pétrole.

Il n’empêche, Ivemar est confiant quant à son avenir et souhaite ancrer davantage encore sa position dans les niches où elle est actuellement présente.

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