Febetra : « Les mesures de soutien flamandes valent la peine mais constituent aussi une opportunité manquée »

 26/10/2016  Michel Buckinx  News Transport, Economie
Febetra : « Les mesures de soutien flamandes valent la peine mais constituent aussi une opportunité manquée »

La Febetra estime que l’essentiel des mesures présentées vendredi par le gouvernement flamand en valent la peine, mais regrette qu’elle n’ait aucun effet sur le problème principal auquel sont confrontés nos transporteurs, à savoir les charges salariales considérables.

Les transporteurs flamands – et ceci vaut aussi pour leurs confrères wallons – ont surtout besoin d’une réduction des charges sur le travail. La Febetra regrette que la structure complexe de l’état belge rende quasiment impossible le fait de consacrer une partie des revenus de la taxe kilométrique – une matière régionale – à la réduction des charges sur les heures non productives des chauffeurs, qui est une matière fédérale.

Febetra est heureuse que des efforts aient été consentis sur le plan de l’afflux de chauffeurs. C’est d’ailleurs une absolue nécessité. Il est aujourd’hui déjà particulièrement difficile de trouver des chauffeurs pour des emplois vacants. En raison du vieillissement impitoyable de la population (70 % des chauffeurs qui sont actifs aujourd’hui ont 45 ans ou plus), la profession de chauffeur restera à coup sûr dans les prochaines années une profession en pénurie. Exploiter un maximum de canaux d’entrées (enseignement, VDAB, apprentissage) est dès lors indispensable.

Par ailleurs, Febetra souhaite encore faire deux remarques par rapport aux mesures du gouvernement flamand. L’augmentation du nombre de FPI (+ 200 sur base annuelle) est une bonne chose. Cette forme d’apprentissage (examen théorique chez VDAB, cours pratiques dans une école de conduite, apprentissage des compétences de base spécifiques chez un transporteur) représente une excellente filière. Febetra regrette toutefois que les autorités flamandes ne prévoient pas d’intervention pour le transporteur par rapport à la prime de productivité que ce dernier doit dans le cadre de la FPI. Enfin, Febetra souhaite souligner que le secteur n’a jamais demandé 2 simulateurs de conduite complémentaires. La VDAB dispose aujourd’hui déjà de 5 simulateurs. Au lieu de procéder à un investissement irréfléchi dans 2 simulateurs supplémentaires, la VDAB ferait mieux de répartir ses 5 simulateurs sur les diverses provinces flamandes, comme c’était le cas auparavant, alors qu’ils sont actuellement tous à Zellik (y compris les 2 exemplaires mobiles).

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