Étude ING : des entreprises plus vertes, mais l’incohérence entre paroles et actes persiste

 18/09/2019  Philippe Van Dooren  News Logistics, Multimodal
Étude ING : des entreprises plus vertes, mais l’incohérence entre paroles et actes persiste

Pour 70 % des entreprises, l’écologisation de leurs activités est déjà à l’ordre du jour depuis 2015. Dans les années qui ont suivi, ils ont traduit cela dans leurs actions. Selon une étude d’ING, les expéditeurs s’en tiendraient plus souvent aux paroles qu’aux actes. Les prestataires logistiques, quant à eux, s’orienteraient davantage vers l’action.

L’étude fait le point sur l’écologisation des chaînes d’approvisionnement dans les ports du delta Escaut-Rhin. Cette étude a été réalisée en collaboration avec l’Université d’Anvers, VIL et l’Université Erasmus UPT à Rotterdam.

« Nous avons identifié un grand nombre d’initiatives. Les entreprises qui sont actives dans les ports ne sont clairement pas à la traîne », déclare le professeur Theo Notteboom (UA). « Ce ne sont pas seulement les exigences des clients et les objectifs imposés par les autorités qui jouent un rôle. Les entreprises se rendent compte qu’un courant sous-jacent s’est développé au sein de la société autour de la durabilité. »   Néanmoins, une enquête réalisée par VIL pour cette étude montre qu’une entreprise sur dix ne se préoccupe pas encore vraiment de l’écologisation et qu’une entreprise sur cinq n’a encore pris aucune mesure. « Les entreprises qui ont pris le plus de mesures sont les prestataires logistiques, bien que l’écologisation ne soit souvent même pas mentionnée dans leur mission. On retrouve bien l’écologisation dans la mission des expéditeurs, mais elle n’est mise en action chez seulement un expéditeur sur deux », explique Steve Sel (VIL).

L’enquête démontre également que trop peu d’entreprises utilisent les KPI pour mesurer leur écologisation. « C’est particulièrement le cas pour les PME. Cependant, en les introduisant, on peut réaliser beaucoup de ‘gains rapides’, ajoute-t-il. Les raisons de l’utilisation ou non de l’écologisation sont principalement de nature économique : compétitivité, rentabilité, demande des clients et réputation. Environ la moitié des participants avouent aussi que la durabilité est un moyen d’attirer les jeunes.   L’enquête démontre enfin que le rôle du gouvernement est avant tout de fournir des informations. Plus de la moitié des entreprises estiment qu’elles ont un rôle à jouer dans l’établissement de normes minimales.

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