En visite chez… Guy Smet Transport : vive les TPE !

 14/06/2018  Hendrik De Spiegelaere  Economie
En visite chez… Guy Smet Transport : vive les TPE !

Guy Smet conduit depuis qu’il a 18 ans. Il a travaillé dans l’entreprise familiale jusqu’en 2010, année de création de son entreprise, Guy Smet Transport. Aujourd’hui, cette entreprise dispose de quatre tracteurs et emploie trois chauffeurs. C’est une petite entreprise qui met l’accent sur la qualité des services, le bien-être des chauffeurs et le professionnalisme.

Plus jeune, Guy Smet travaillait pour l’entreprise de son père, Willy Smet SA, qui produisait des clinkers de béton. Guy s’occupait alors des livraisons aux clients. En raison des problèmes récurrents concernant le transport des matériaux, il a décidé de créer sa propre entreprise de transport.

Il a acheté un premier tracteur et une semi-remorque vrac en 2010 et a commencé à conduire pour son père en tant que patron-chauffeur. L’année suivante, il achète son deuxième ensemble, mais, cette fois, un tracteur avec semi-remorque à benne basculante pour le transport de gravier et d’autres matériaux. À la fin de l’année 2011, un tracteur avec semi-remorque vrac a été ajouté, car Guy s’était mis au transport pour compte de tiers.

En 2013, il achète son quatrième ensemble, un tracteur et une benne supplémentaire. C’est au volant de ce tracteur que le fils de Guy, Tom, a fait ses débuts de chauffeur. L’année suivante, un tracteur équipé d’une semi-remorque vrac s’ajoute à la petite flotte et servira au transport pour compte de tiers. Un choix judicieux, car lorsque Willy Smet SA a fermé en 2015, son entreprise avait déjà constitué sa propre clientèle. Quand Tom a arrêté de travailler en 2016, le plus ancien tracteur de l’entreprise a été vendu.

Investir dans l’industrie du ciment

« Aujourd’hui nous travaillons avec quatre tracteurs, un pour Guy et les autres pour trois chauffeurs employés », déclare Marleen De Backer, la compagne de Guy, responsable de l’administration et de la planification. « Avec quatre ensembles, l’administration et la planification restent gérables. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous ne voulons plus développer l’entreprise. L’autre raison, c’est que nos enfants n’ont pas envie de reprendre l’entreprise plus tard ».

Sur les quatre tracteurs, l’un est sous-traité par Altransport à Ternat. « C’est facile pour moi, parce qu’ils se chargent de la planification », ajoute Marleen. Les trois autres servent à transporter du ciment pour des clients tels que Peterson (Maastricht), CCB (Doornik), Holcim (Obourg) et VVM. « C’est mon travail de programmer les trajets de façon à ce que les chauffeurs roulent le moins possible sans chargement. Nos chauffeurs passent une semaine entière loin de la maison et dorment dans la cabine. Le week-end, ils ramènent leur véhicule chez eux. Cela signifie que nous ne voyons pas beaucoup les tracteurs et semi-remorques et que nous devons donc compter sur le sens des responsabilités des chauffeurs. Nous leur faisons entièrement confiance. Tout comme Guy, ils attachent une grande importance à la propreté et à l’apparence des véhicules, ils ont une certaine rigueur. Le concessionnaire prend immédiatement en charge les problèmes mineurs auxquels nous faisons face.

Contrats d’entretien

« L’industrie du ciment est un secteur très sensible à la qualité des services avec des exigences strictes en ce qui concerne l’entretien des équipements. Nos clients ont aussi des exigences puisqu’ils demandent des chauffeurs belges néerlandophones. Puisque nos chauffeurs vivent dans leur cabine toute la semaine, nous choisissons toujours les plus grandes cabines entièrement équipées. Nous choisissons des marques haut de gamme telles que Volvo et Scania pour leur design et leur qualité. Afin de maintenir les véhicules en bon état technique, ils font tous l’objet d’un contrat d’entretien, car notre entreprise est bien trop petite pour se permettre un atelier. Les deux tracteurs les plus anciens datent de 2011 et seront remplacés cette année. Chaque tracteur reste environ sept ans en service avec en moyenne 120 000 km parcourus par an. Après ces sept années, ils seront remplacés en tenant compte de la valeur résiduelle et des coûts ».

Guy Smet Transport possède trois tracteurs Volvo FH500 et un Scania R500 V8. Ces tracteurs sont équipés d’un compresseur pour décharger les matériaux. L’entreprise possède également deux bennes à fond ouvrant et une semi-remorque vrac à benne basculante, toutes de chez Feldbinder.

Faire beaucoup de choses soi-même…

L’entreprise gère elle-même toute sa planification, son administration et sa comptabilité. « Je reçois déjà beaucoup d’aide de Altransport et Peterson pour le planning. Avec trois chauffeurs qualifiés, l’entreprise est rentable et la planification reste claire. Nous avons une excellente vue d’ensemble des coûts et des revenus (par tracteur, par semi-remorque et par chauffeur) ».

« Nous utilisons des cartes de carburant et Volvo Dynafleet pour surveiller la consommation de carburant. Je peux lire les tachygraphes de chez moi à l’aide d’Orditool, un excellent outil de calcul des salaires. C’est vraiment pratique parce que les chauffeurs ne sont pas souvent chez eux. Nos chauffeurs sont rémunérés par heure prestée, les heures de disponibilité, les temps d’attente et les périodes de repos étant inclus. Nous avons des accords fixes avec nos clients pour le calcul de la taxe kilométrique, de l’Eurovignette et du péage. Nous disposons également d’une certaine flexibilité puisque Guy se charge encore de transporter des matériaux, le week-end par exemple, si une entreprise nous demande une livraison rapide ».

En bref

  • Activités : transport de ciment et sous-traitance pour Altransport
  • Destinations : Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Allemagne, France, Luxembourg (et Grande-Bretagne pour Altransport)
  • Direction : Guy Smet et Marleen De Backer
  • Chauffeurs salariés : 3
  • Flotte : 4 tracteurs (3 Volvo FH500, 1 Scania R500) et 3 semi-remorques vrac Feldbinder (2 auto-déchargeuses, 1 benne)
  • Siège de l’entreprise : Sint-Gillis-Waas

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