En visite chez… Deforche Brandstoffen

 25/01/2018  Geert De Temmerman  Economie
En visite chez… Deforche Brandstoffen

Si certains secteurs peuvent travailler avec des prix de marché relativement constants à moyen terme, il en va tout autrement dans la branche des carburants. Surveiller les prix qui changent d’une minute à l’autre peut faire une grande différence.

Jan Deforche est négociant en carburants depuis plus de 30 ans déjà. Carburants Deforche (Passendale) possède actuellement sept porteurs et deux stations-service. Le secteur des carburants se caractérise par des prix qui changent constamment.

« Pour le moment, la Belgique compte trois grandes raffineries. Au bureau, nous suivons de près les prix et devons décider en permanence quand nous allons acheter le carburant. Quelques minutes de plus ou de moins peuvent faire une grande différence. En fonction du volume de carburant dont nous avons besoin et du lieu de déchargement, nos camions se rendent dans les différents dépôts répartis partout sur le territoire belge. Mais il est logique que nos petits véhicules de distribution restent dans un rayon d’une quarantaine de km autour de notre entreprise pour être rentables. Pour cela, nous disposons d’un stock-tampon de 650.000 litres de carburant environ. Les ensembles routiers de 26.000 litres roulent sur des distances plus longues et ravitaillent de grands clients qui achètent des charges complètes. Ces véhicules partent généralement d’un dépôt de carburant pour ensuite se rendre directement chez le client final », déclare Jan Deforche.

Temps de conduite et de repos

Autre problème auquel le secteur est confronté, tout comme le transport en général : la législation rigide en matière de temps de conduite et de repos. Mais la Belgique est beaucoup moins souple que les autres pays européens en matière de législation sur le transport de carburants. « Notre produit est en partie saisonnier, ce qui nous fait rouler davantage à certaines périodes et un peu moins à d’autres. Hélas, la Belgique est le seul pays européen qui ne permet aucune souplesse. C’est regrettable au sein d’une Europe soi-disant unie. »

Pour absorber ces pics, Deforche a mis en place, avec succès, un certain nombre de systèmes chez ses clients. « Les pics saisonniers resteront, mais nous avons pu les aplanir en partie en travaillant notamment avec la télémétrie. Nous suivions à distance les citernes chez les clients pour les remplir lorsque cela nous convient le mieux en fonction de notre planning. En outre, nous avons commencé le placement de nos propres citernes de carburant chez le client pour lesquels nous assurons la gestion et le suivi, toujours avec l’intention d’optimaliser nos transports. »

Mais Deforche constate, lui aussi, que les clients sont moins réactifs qu’avant. « Les clients appellent aujourd’hui plus souvent lorsque leur citerne est vide alors qu’ils le faisaient quand elle était presque vide. Par conséquent, nous devons être disponibles 24h/24 afin de pouvoir livrer et il est plus difficile d’établir un planning à long terme. »

La sécurité avant tout

Si le transport a du mal à trouver des chauffeurs, la situation n’est pas meilleure dans le secteur des carburants d’autant que le chauffeur doit disposer d’un certificat ADR. Il doit aussi suivre des mesures de sécurité au chargement et au déchargement et contrôler les mouvements de son chargement quand il braque ou qu’il freine. Heureusement, tous les véhicules sont multi-compartiments pour surmonter en partie cet obstacle, mais la vigilance reste toujours de mise.

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