Les camionnettes électriques s’invitent dans les show-rooms

 15/01/2018  Erik Roosens  Vans
Les camionnettes électriques s’invitent dans les show-rooms

La production de camionnettes électriques s’accélère, et c’est nécessaire dans la mesure où les (vieux) diesels sont progressivement bannis des villes. Transport en Logistiek Nederland souhaite même atteindre le ‘zéro émission’ en ville à l’horizon 2025. Les livraisons ne devraient plus avoir lieu qu’avec des véhicules électriques. Ce qui n’est pas irréaliste car l’autonomie actuelle des batteries est suffisante pour la distribution urbaine.

 

Les émissions de gaz d’échappement nocifs doivent surtout être évitées dans un environnement urbain en raison des nombreuses personnes qui s’y trouvent et qui respirent les particules de suie et les oxydes d’azote. C’est pourquoi le passage du moteur à combustion au moteur électrique constitue une priorité dans les villes très peuplées. Le salon IAA des véhicules utilitaires de Hanovre présentait en 2016 déjà de nombreux prototypes électriques. Un an plus tard, ces véhicules ont fait leur apparition dans les show-rooms ou s’y trouveront bientôt.

Daimler a présenté à Hanovre le Fuso eCanter qui est aujourd’hui construit au Portugal en série limitée. Cette grande camionnette d’un poids total de 7,5 tonnes affiche une autonomie de plus de 100 km et cela s’avère suffisant. Des tests effectués chez des clients au Portugal et à Stuttgart ont montré que la plupart d’entre eux effectuaient à peine 50 km par jour. 80 % d’entre eux se disent dès lors satisfaits d’une autonomie de 100 km. Celui qui dépasse ce kilométrage peut recharger l’eCanter à 80 % en une heure. L’eCanter sans émission est, à l’usage, meilleur marché qu’un véhicule doté d’un moteur à combustion car il nécessite moins d’entretien et parce que l’électricité est moins chère que le diesel. Selon le constructeur, le client économise 1.000 € de carburant sur 10.000 km et le prix d’achat plus élevé est amorti dans les 3 ans.

Courrier

Les plus petits modèles de Daimler reçoivent la compagnie d’une variante électrique. Après le Vito E-CELL de 2011, Mercedes-Benz Vans lancera début 2018 la production d’une série de camionnettes électriques. Daimler ne mise pas seulement sur les véhicules électriques mais a aussi investi dans la ville allemande de Kamenz quelque 500 millions € dans la construction d’une deuxième usine pour la production de batteries lithium-ion. Le Vito comme le Sprinter et l’eCanter seront pourvus de batteries provenant de Kamenz.

Mercedes-Benz Vans a signé un partenariat avec la société de courrier Hermes visant à électrifier le parc de ce dernier. Début 2018, Hermes exploitera des véhicules électriques à Stuttgart et Hambourg pour les livraisons urbaines. D’ici à la fin 2020, Hermes compte utiliser 1.500 exemplaires électriques des Mercedes-Benz Vito et Sprinter dans des villes situées un peu partout en Allemagne.

A l’horizon 2025, Hermes entend effectuer des livraisons totalement sans émission au cœur de toutes les grandes villes allemandes, au même moment où Transport en Logistiek Nederland souhaite le faire chez nos voisins du nord.

StreetScooter

Les constructeurs automobiles ne sont pas les seuls à miser sur les véhicules électriques. Deutsche Post/DHL a lui-même construit un StreetScooter Work qui dispose d’une surface de chargement de 4 m2. Deutsche Post exploite actuellement 2.500 StreetScooter en Allemagne pour la livraison de courrier et de colis. Une centaine de StreetScooter électriques opèrent également aux Pays-Bas.

Aujourd’hui, Deutsche Post DHL a développé le StreetScooter Work XL avec Ford. Ce véhicule partage sa base avec le Ford Transit, a une autonomie de 80 ou 200 km pour un temps de recharge moyen de 3 heures. Le Work XL dispose d’un volume de chargement de 20 m3. L’espace de chargement n’est pas seulement accessible via la porte arrière et la porte coulissante latérale, mais aussi par la cabine.

Le Volkswagen E-Crafter présenté au salon IAA 2016 sera bientôt dans les show-rooms. Vide, ce Crafter pèse 2,54 tonnes. Il peut charger jusqu’à 1,7 tonne pour arriver alors à un poids total de 4,2 tonnes. Le moteur électrique de 100 kW développe un couple de 290 Nm pour une vitesse de pointe de 80 km/h. Plus tard, l’autonomie passera de 208 à 400 km. Il ne faudrait que 45 minutes pour recharger les batteries à 80 %.

Son petit frère – le Volkswagen T – se décline lui aussi en version électrique. Mais celle-ci n’apparaîtra dans les show-rooms qu’en 2022. Quant au VW ID Buzz, il doit succéder au populaire VW Bulli T1. Batterie pleine, il pourra parcourir 450 km. Le chargement de la batterie serait aussi très rapide : jusqu’à 80 % en une demi-heure.

Avec sa batterie sous le plancher de chargement, le Renault Master ZE propose un volume de chargement de 22 m3 pour une charge utile de 1400 kg. Avec une batterie pleine, le Master ZE peut parcourir 200 km. Cette camionnette électrique devrait se trouver dans les show-rooms fin 2017. Le Renault Kangoo ZE plus petit est d’ores et déjà disponible. Cette camionnette 100 % électrique a une autonomie de 270 km.

L’Iveco Daily Electric peut parcourir 130 km et est disponible en version camionnette ou châssis-cabine. Il peut transporter jusqu’à 3 tonnes pour un volume de chargement maxi de 17 m3. Comme l’installation électrique se situe sous le plancher, la totalité de l’espace de chargement est préservée.

Le Nissan e-NV200 affiche une autonomie de 170 km. Le véhicule est doté de la technologie de recharge rapide permettant de remplir la batterie à 80 % en à peine 30 minutes.

L’autonomie du Peugeot électrique Partner est également de 170 km. Avec un chargeur rapide, la batterie est rechargée à 80 % en une demi-heure. Son frère jumeau – le Citroën e-Berlingo – présente les mêmes caractéristiques.

 

 

 

Charger en roulant

Renault a développé, avec Qualcomm Technologies et Vedecom, un système de recharge dynamique pour véhicules électriques. Les batteries peuvent ainsi recharger pendant la conduite jusqu’à une vitesse de 100 km/h. Sur le circuit de test, deux Renault Kangoo ZE peuvent ainsi être rechargés simultanément dans les deux sens et ravitailler chacun 20 kW.

Conduite électrique jusqu’à 4,25 tonnes avec un permis B

Les Pays-Bas ont obtenu l’autorisation de la part de la Commission européenne d’exempter les chauffeurs de véhicules électriques lourds du permis C. Le permis B serait ainsi suffisant pour conduire un véhicule à propulsion totalement électrique destiné au transport de marchandises et sans remorque. Le véhicule en question ne peut toutefois dépasser les 4.250 kg et l’exemption n’est applicable qu’aux Pays-Bas. Le chauffeur du véhicule doit aussi suivre une formation spéciale de 5 heures pour la conduite de véhicules électriques de plus de 3.500 kg.

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