Dumping social : un des prévenus accuse M. Kulak d’être à la tête de l’organisation

 21/09/2015  Claude Yvens  Economie
Dumping social : un des prévenus accuse M. Kulak d’être à la tête de l’organisation

Nouvelle audience dans le procès Kulak ce matin au tribunal correctionnel de Liège. Audience durant laquelle A.Y., un des prévenus, a assuré que c’était M. Kulak qui était à la tête de l’organisation criminelle.

Le procès « Kulak », nom d’un transporteur routier de la province de Liège, renvoie à une série de cas de dumping social qui aurait été organisés à partir d’une station-service du parc industriel des Hauts-Sarts. Les prévenus sont soupçonnés d’avoir, depuis 2010, fait travailler des chauffeurs non déclarés, au chômage ou en séjour illégal, pour des sociétés slovaques ou bulgares qui elles-mêmes seraient fictives. Ces sociétés auraient été prises comme sous-traitants par plusieurs transporteurs belges.

Déclarations incriminant M. Kulak

Le procès compte une vingtaine de prévenus. Ce matin, au tribunal correctionnel de Liège, A.Y., un des prévenus, a fait plusieurs déclarations incriminant M. Kulak. « Après notre arrestation, M. Kulak m’a fait parvenir plusieurs messages écrits dans lesquels il me donnait des instructions. Dans l’un de ces messages écrits, il me disait d’être courageux, de tenir bon, de maintenir que c’était Michel qui était responsable de la SA Kulak et il s’engageait à payer ma caution, celle de mon frère et la sienne. Or, c’est bien M. Kulak qui s’occupait de la SA Kulak, société via laquelle il vendait des camions et du mazout. […] M. Kulak me disait toujours ce que je devais dire. Il m’a même proposé de l’argent pour que je prenne tout à ma charge. Mais il ne m’a finalement rien donné. Personnellement, j’étais un peu perdu. Je ne savais plus quoi faire. » Sur une question du tribunal, A.Y. ajoute « je maintiens mes précédentes déclarations ainsi que le rôle que j’ai joué dans la SA Kulak. J’assume mes responsabilités. Mais je nie avoir le rôle de responsable de la SA Kulak, le responsable était M.Kulak lui-même. »

Des déclarations que réfute la défense de M.Kulak. « Ce n’est pas lui qui est l’auteur de ce document manuscrit. Notre client assure ne pas avoir écrit les propos cités par A.Y. »

Ce matin, A.Y. avait en sa possession une copie du document mais l’original n’avait pas encore été remis au tribunal. Cet original doit également être traduit en français et analysé. Ce matin, il était donc impossible pour le tribunal de statuer sur la véracité de ce document.

La prochaine audience du tribunal correctionnel de Liège devrait permettre de connaître son verdict quant à ce document manuscrit.

 

 

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