David Saelens (Sitra) : “On ne sait pas encore quand le Tesla Semi pourra rouler en Europe”

 12/01/2018  Claude Yvens  Economie
David Saelens (Sitra) : “On ne sait pas encore quand le Tesla Semi pourra rouler en Europe”

Sitra est donc le premier transporteur belge à commander un camion Tesla. Nous avons demandé au CEO David Saelens pourquoi il se lance dans cet investissement. 

  • En savez-vous un peu plus que nous sur les performances du Tesla Semi, notamment en matière de charge utile?

David Saelens : Nous avons un accord avec Tesla, et seul Tesla peut communiquer sur les performances du camion. Nous sommes leur client, et nous respectons cet accord. Nous n’avons d’ailleurs pas beaucoup plus d’informations pour l’instant, si ce n’est que ce véhicule va modifier en profondeur le business model du transport. C’était pour nous une raison suffisante pour monter dans le train. C’est un véhicule révolutionnaire, une approche révolutionnaire de notre  branche, et nous pensons en tant que jeunes actionnaires de notre entreprise qu’il est capital d’être les premiers à utiliser ces nouvelles technologies.

  • Comment avez-vous passé commande ?

Tout se passe via les Pays-Bas. Après les premiers contacts, nous avons payé une première tranche de 4000 euros par carte de crédit, puis fait un deuxième versement de 13.000 euros.  Au total, et ce n’est pas un secret, nous avons payé 17.000 euros pour confirmer notre commande.

  • Que dit Tesla sur l’homologation en Europe ?

Ce n’est pas encore très clair. Mais si nous devions attendre que tout soit clair à 100 %, nous serions trop tard. Il y aurait une ruée. De toute façon, nous sommes conscients que cela peut durer quelques années, mais pour nous il est important d’être proches de Tesla pour recevoir rapidement des informations sur l’évolution de ce projet, des informations qui ne seront pas partagées dans la presse…

  • Cette commande est-elle un coup de marketing de votre part ?

Non. Nous sommes un transporteur, pas une société de marketing. J’ai 42 ans et je ne travaillerai pas jusqu’à mes 90 ans, et je suis convaincu que je connaîtrai des camions électriques et autonomes avant la fin de ma carrière. Après tout, c’est l’avenir de nos enfants qui est en jeu, et c’est pour cela que nous avons pris cette décision.