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Coûts kilométriques dans l’e-warehouse

 09/12/2013  Claude Yvens  News Logistics, Contract Logistics
Coûts kilométriques dans l’e-warehouse
Le projet e-warehouse du Vlaams Instituut voor de Logistiek (VIL) montre clairement que deux caractéristiques de l’e-commerce ont un impact énorme sur le coût logistique : les petites commandes et les pics extrêmes.
 
Une commande moyenne via Internet comprend deux articles. Le coût logistique de ces petites commandes génère donc de petites factures. Par rapport au secteur classique de la distribution où il n’est pas rare de travailler avec des palettes entières, le traitement de l’e-commerce est dès lors très cher. Les entreprises recherchent des solutions, comme l’automatisation de l’entrepôt. Mais ceci pose un autre problème : les fluctuations extrêmes dans le nombre de commandes. 
Les webshops s’engagent à garantir des délais de livraison déterminés et doivent absolument sortir les commandes au bon moment. Ces fluctuations importantes ne facilitent pas l’exploitation d’un investissement initial élevé, et c’est pourquoi la plupart des spécialistes de l’e-commerce renoncent à l’automatisation. 
L’ alternative consiste à travailler avec un prestataire logistique qui possède plusieurs clients. De cette manière, il est possible de mobiliser des collaborateurs au moment des pics.
 
Ludo Sys, project officer de VIL : “Nous constatons que les exploitants d’e-warehouses essaient de garder les coûts sous contrôle avec un nombre de pickers limités et des tournées équilibrées gérées par le WMS. Mais lorsque l’échéance arrive, ils doivent soudainement tout mettre en œuvre pour garantir leur délai de livraison, mobilisant un personnel supplémentaire qui augmente les coûts. De plus, le recours fréquent à des intérimaires peu expérimentés dans l’entrepôt n´est pas bon pour l’efficacité.”
 
C’est pourquoi les sociétés font tout pour comprimer au maximum les coûts au sein de leurs magasins. La meilleure manière d’y parvenir est d’analyser les activités pick, pack & ship. “Dans les analyses que nous avons réalisées chez Belspeed (fashion logistics) et Kühne + Nagel (pour Lego) dans le cadre de notre projet, nous avons par exemple examiné les distances que les pickers doivent parcourir pour traiter une commande. Il existe un lien direct entre les coûts et les kilomètres qu’un magasinier doit parcourir. Dans les deux entreprises, nous avons rapproché les articles à forte rotation du point de départ du picker et les avons placés à la bonne hauteur. Pour cela, il est important d’effectuer une classification de stock et de subdiviser les produits selon leur fréquence de commande”, déclare Ludo Sys.
L’ensemble du rapport sur le projet e-warehouse comprend beaucoup d’autres conclusions intéressantes (voyez www.vil.be).
 
Peter Ooms

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