Comment tenir compte de la ‘compliance’ pour faire des profits ?

 26/10/2016  Michel Buckinx  News Transport, Economie
Comment tenir compte de la ‘compliance’ pour faire des profits ?

Pour de nombreuses entreprises de transport, la compliance (conformité) représente une perte de temps et un poste qui coûte cher. Au cours de ces dernières années, la compliance est toutefois apparu à l’agenda de nombreuses sociétés internationales. Elles tentent de créer une nouvelle approche. Une bonne stratégie peut générer de nombreux avantages. C’est ce que dit Eric Geerts, Director Product Management, EU Customs, Ports & Ocean Shipment Services chez Descartes, dans son blog.

Il est possible de limiter tout le processus douanier à la seule déclaration, mais aussi le voir plus largement, comme une partie d’une supply chain optimalisée. L’introduction de l’Union Customs Code plus tôt cette année offre à ce niveau de bons outils. Il est clair que l’UCC renforce l’importance de la compliance. L’obtention du statut de ‘Authorised Economic Operator’ (AEO) est une clé et pour cela il est nécessaire que les entreprises mettent de l’ordre dans leur expertise/procédure douanière interne. Ce statut permet aussi d’utiliser des procédures simplifiées et de nouveaux concepts UCC, comme le self-assessment et le centralized clearance.

 

Avantages

 

La compliance peut donc générer des procédures simplifiées ainsi que des coûts réduits et un risque plus petit de retard ou de blocage dans le transport de biens. Quelques exemples pratiques :

  • La bonne classification des marchandises (sur base du nouveau système Binding Tariff Information) veille à ce qu’une entreprise ne paie pas trop en droits d’importation et taxes, et soit sûre de l’utilisation du bon code ;
  • La connaissance des traités commerciaux et des tarifs préférentiels permet à une organisation d’organiser ses flux de marchandises de façon optimale ;
  • La mise en place de green lanes avec des partenaires dans la chaîne permet un flux plus fluide des marchandises tout en réduisant le risque de contrôles. Ces secure of trusted trade lanes en sont encore à leurs balbutiements, mais sont très prometteurs ;
  • Les systèmes pour denied party screening, embargo checks et export control checks évitent les amendes et les retards, et montrent aux autorités qu’une organisation applique les contrôles nécessaires.

 

« Je vois des opportunités pour les entreprises avec un trafic commercial international dans le domaine de la compliance. Ceci ne peut être soutenu qu’avec les bons outils et systèmes IT. La technologie est disponible, les utiliser de manière stratégique et de la bonne façon constitue la prochaine étape », conclut Eric Geerts.

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