Benteler Automotive : Les dégâts en net recul

 22/03/2016  Claude Yvens  Logistics
Benteler Automotive : Les dégâts en net recul

En équipant ses élévateurs de capteurs de chocs reliés à un système de gestion de flotte, Benteler a réussi à réduire considérablement les dégâts à ses véhicules, ses installations et ses marchandises.

« L’investissement consenti est amorti depuis longtemps », déclare Olivier Biebaut, Logistic Manager chez Benteler, qui fabrique les essieux de toutes les voitures Volvo produites à Gand. « Quand nous avons entamé notre collaboration il y a quelques années, nous avions remarqué que les accidents avec les élévateurs avaient provoqué 150.000 euros de dégâts – un constat que nous avions alors présenté à l’aide d’une affiche représentant une voiture de sport très onéreuse. Si nous n’avions pas dû dépenser autant pour les réparations, nous aurions pu organiser une loterie et l’offrir à un membre du personnel. »

Dries Berrevoets, Warehouse Supervisor, assure la gestion journalière de ces engins. « Nous avons constaté de mauvaises habitudes : fourches détachées trop rapidement, collisions avec des rayonnages ou d’autres engins, freinage brutal, etc. Nous avons donc équipé 10 élévateurs de capteurs de chocs configurés pour enregistrer le moindre heurt sortant des paramètres prédéfinis. L’instauration du système a été un moment décisif. Le simple fait d’annoncer que nous allions le mettre en place – et que nous saurions donc identifier les personnes impliquées – a suffi à réduire drastiquement le nombre d’incidents. L’an dernier, nous avions encore enregistré 237 chocs en avril ; en janvier 2016, nous n’étions plus qu’à 60, soit une diminution de 75%. Aujourd’hui, on constate que la baisse se poursuit, mais plus progressivement. »

L’entreprise influence de deux façons la motivation des conducteurs. D’une part, chacun d’eux est interpellé personnellement par le Warehouse Supervisor, qui publie aussi un hit-parade anonyme des chauffeurs et des collisions. « Nous ne voulons pointer personne du doigt, mais l’intéressé sait très bien qu’il figure sur la liste. Il est vrai que nous mettons les équipes en concurrence en publiant leurs scores combinés – ce qui constitue une sorte de sanction pour les chauffeurs les plus réfractaires. Celui qui provoque régulièrement des chocs voit sa vitesse maximale réduite. Nos chauffeurs ont horreur de ça et font tout pour se débarrasser d’une telle restriction. Pour cela, un seul remède : causer moins de collisions », explique Dries Berrevoets.

Nico Deklerck, Account Manager chez Still : « Le système se compose de trois modules – le contrôle d’accès, le reporting et la détection des chocs – qu’il est indispensable de combiner. Benteler utilise ce système au quotidien, ce qui permet d’en maximiser les effets. Mais il faudra assurer un suivi dans la durée pour obtenir des résultats optimaux. »

Peter Ooms
(Photo : « Celui qui provoque régulièrement des chocs voit sa vitesse maximale réduite. Nos chauffeurs ont horreur de ça. »)

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