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Van Management 72 (11/2012)

 13/12/2012  Yannick Haesevoets  

EDITO

La fin de l’Europe

C’est le patron de Daimler Trucks, Andreas Renschler, qui nous a ouvert les yeux à la veille de l’IAA de Hanovre. Bien que les journalistes suspendus aux lèvres de cet homme charmant fussent surtout européens, ce sont leurs collègues chinois et indiens qui avaient de la matière pour remplir des pages après son exposé d’une heure et demie. Quant à nous, nous devions nous contenter de matière à réflexion.

Loin de nous l’idée d’adresser un quelconque reproche à Andreas Renschler ou à Daimler. Fier comme un paon, A. Renschler a présenté toutes les joint-ventures exotiques censées mettre en évidence la ‘global strategy’ de son entreprise. Comprenez une stratégie de croissance et de perspectives, contrairement au marché européen de l’utilitaire au-dessus duquel de gros nuages noirs continuent de s’amonceler. Et ce n’est pas le genre de message que le boss de Daimler Trucks aime diffuser face à 350 journalistes.

Tout bien considéré, on peut avoir de la compréhension pour le traitement un peu dur réservé à l’Europe, qui est pourtant le  berceau de l’industrie automobile. Nous savions depuis longtemps que le vieux continent perdait des plumes mais il est frappant  e voir la manière dont l’Europe occidentale s’est fait prendre de vitesse par les marchés en croissance. Des marchés convoités par toutes les marques. Il est faux de dire que l’on fera bientôt son beurre en Extrême-Orient. C’est déjà le cas.