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Van Management 68 (03/2012)

 06/03/2012  Yannick Haesevoets  

EDITO

The white van man

C’est un des mes collègues britanniques qui a lancé pour la première fois le terme ‘white van man’ et sa définition. Le phénomène du conducteur ou de la conductrice de camionnette qui ne se soucie pas du code de la route est entre-temps déjà connu de la plupart des usagers de la route. Dans notre pays aussi, l’opinion publique semble s’opposer définitivement au style de conduite inconscient de beaucoup de conducteurs d’utilitaire léger, avec tout ce que cela entraîne comme dégâts au niveau de l’image de ce dernier. Mais cette perception est-elle conforme à la réalité ou s’agit-il uniquement des brebis galeuses du troupeau ? La réponse se situe sans conteste à mi-chemin entre les deux.

Est-il naïf de penser que ses collaborateurs traitent effectivement leur camionnette en bon père de famille ? Peut-être bien. Les gestionnaires de flotte ont donc de plus en plus souvent recours à des systèmes de ‘Track & Trace’ afin d’affiner le contrôle sur leur flotte. Il va bien entendu de soi que les véhicules d’entreprise et leurs conducteurs sont souvent la  vitrine d’une entreprise. Et ce sont en outre des vitrines qui ne font que de la publicité négative, car personne ne se souviendra de ce conducteur courtois de l’entreprise x quand il ou elle aura besoin d’un plombier ou d’un entrepreneur. Par contre, le chauffeur agressif de l’entreprise y, on ne risque pas de l’oublier.

Je suis convaincu que les systèmes de Track & Trace sont en mesure d’endiguer les excès et de brider les plus grands ‘cow-boys’, telle une épée de Damoclès psychologique au dessus de leur tête. Néanmoins, l’approche répressive ne constitue qu’une partie de la solution, des résultats encore meilleurs peuvent être obtenus grâce à une bonne formation et un bon accompagnement. Tout qui souhaite que ses chauffeurs prennent bien soin de leurs véhicules, doit lui-même bien prendre soin de ses chauffeurs. Comme le ferait à un bon père de famille…