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TRANSPORT Management 85 (10/2015)

 26/10/2015  Yannick Haesevoets  

Soyons positifs, que diable !

Je tiens une nouvelle fois à partager avec vous mes impressions sur quelques sujets qui me tiennent particulièrement à cœur. Et je l’espère au vôtre également !

L’appétit d’ogre de Jost… à l’échelle belge. A l’heure où vous lirez ces lignes, la reprise d’un grand groupe liégeois par le groupe Jost sera probablement entérinée. Faisant suite à celle de Verbessem et avant d’autres qui devraient encore rapidement suivre, cette nouvelle acquisition renforce encore le périmètre d’un des deux géants belges du transport (l’autre étant Essers) qui, pour exister sur la scène internationale, se doit de prendre de l’embonpoint sur le sol national. Elle est également le témoin du grand mouvement de consolidation qui frappe notre secteur, à l’échelle belge comme à l’échelle mondiale. A cet égard, l’exemple du rachat d’UTi par DSV est particulièrement frappant par son gigantisme. Jugez plutôt : DSV emploie 23.000 employés, pour 21.000 à UTi…

Cocorico. A l’image de nos voisins français, nous devrions parfois nous montrer plus chauvins. Ou au moins saluer les performances de sociétés installées dans notre pays. Comme celles de l’usine Volvo Trucks de Gand qui, en plus de fêter ses 40 ans (1975 : 4.000 unités produites ; 2015 : 45.000), est désormais la plus grande unité de production européenne du groupe suédois. Quant au centre de distribution, lui aussi installé sur le site de Gand, il est tout simplement le plus important au niveau mondial. Même satisfecit du côté de Westerlo où DAF Trucks a investi 100 millions d’euros dans une nouvelle unité de peinture. Soyons positifs, que diable ! Et pas seulement avec nos élites footballistiques…

Le transport routier, cet éternel mal-aimé. Loin de moi l’idée de jouer au Calimero (un entraîneur d’un grand club flamand le fait nettement mieux que moi !), mais il est évident que l’image du transport routier auprès du grand-public en général, et de la presse généraliste en particulier, ne s’améliore pas. Il en serait difficile autrement quand on voit comment la « grande presse » snobe les initiatives prises par le monde du transport pour mieux se faire connaître. Ainsi, récemment, Scania avait convié la presse généraliste à un voyage de presse en Suède afin de découvrir les initiatives prises par le constructeur en matière de transport durable. Pas un seul représentant de nos quotidiens n’a daigné montrer le bout de son nez… Ce qui me rappelle cette journée de sensibilisation initiée par Febiac qui avait pour but de mieux faire connaître le transport routier à la presse générale, et partant au grand-public. Tous les importateurs de poids lourds s’étaient mobilisés pour faire bonne figure. Résultat : les seuls journalistes présents émargeaient à la presse professionnelle « transport », déjà bien au fait de tout ce qui était exposé. Rageant !

Christophe Duckers,
Directeur de la rédaction.