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TRANSPORT Management 82 (01/2015)

 27/01/2015  Yannick Haesevoets  

Longue vie aux salons de Bruxelles !

Comme à l’accoutumée, je voudrais ici partager avec vous quelques réflexions liées à l’actualité et qui m’on traversé l’esprit ces temps derniers. Une sorte de bilan intermédiaire teinté, comme toujours, d’un peu de gris et d’un peu de bleu.

Les employeurs ont le sourire. Depuis quelque temps, les transporteurs du secteur « Transport & Logistique » se montrent nettement plus positifs qu’il y a un an. Ainsi, selon le Baromètre Manpower, l’index Manpowergroup (soit la différence entre le pourcentage d’employeurs qui comptent engager du personnel et ceux qui envisagent de licencier) est au plus haut depuis 2012 et indique une augmentation de + 6 par rapport à l’an dernier. Ce sont les grandes entreprises qui se montrent les plus optimistes, une sur cinq envisageant d’embaucher du personnel au cours du 1er trimestre 2015. Avec l’industrie manufacturière (+ 7), notre secteur est celui qui voit le proche avenir le plus en rose…

Les employeurs n’aiment pas la grève. Une évidence, me direz-vous : quel patron peut-il se réjouir de voir son entreprise à l’arrêt, d’autant plus quand ce « temps mort » n’est pas provoqué par l’arrêt de travail de son propre personnel mais par des piquets de grève bloquant l’accès à un zoning ? Insupportable. La pilule est d’autant plus amère à avaler quand les conséquences des grèves à répétition tournent au drame social. Ainsi la société Robbyns Transport (Londerzeel), qui a perdu l’un de ses grands clients internationaux suite aux grèves. Avec pour conséquence directe des pertes d’emploi chez Robbyns, mais aussi chez d’autres fournisseurs qui étaient liés à ce groupe international. Soit une quarantaine d’emplois qui pourraient passer à la trappe… Nul doute non plus que, dans la compétition féroce que se livrent les grands ports européens, les arrêts de travail de ces dernières semaines auront porté préjudice à Anvers, Gand ou Zeebrugge.

Le salon ? Un concentré d’opportunités. Comme tous les deux ans, Bruxelles accueillera pendant 10 jours le « petit  salon », celui des Utilitaires Légers, tandis que les poids lourds auront droit de cité au Heysel pendant 4 jours dans le cadre de « Truck & Transport ». Même si certains esprits chagrins aiment à les critiquer, il est du devoir des acteurs du secteur de défendre ces rendez-vous riches en contacts, informations et opportunités commerciales. Avez-vous déjà fait le compte du nombre de clients/prospects/fournisseurs que vous rencontrez en quatre jours à « Truck & Transport » et du temps qu’il vous faudrait pour atteindre ce même nombre en dehors du cadre d’un salon ? Et quand vous serez à « Truck & Transport », n’hésitez pas à venir nous rendre visite au Palais 11: votre magazine favori tient évidemment salon !

Christophe Duckers,
Directeur de la rédaction.
christophe.duckers@transportmedia.be