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Transport Management 67 (11/2011)

 09/01/2012  Redactie  

EDITO

Période troublée

Crise de la dette, vacillement de la sphère financière, finances publiques en déliquescence, perspectives de croissance revues à la baisse voire récession,… : l’Europe traverse une période troublée, marquée par une grande incertitude économique. Sommes-nous au devant d’une nouvelle crise économique, de l’ampleur de celle que nous avons connue en 2008, voire pire ? Aucun gourou n’ose actuellement se lancer dans le moindre pronostic.

Cette incertitude n’est évidemment pas sans effet sur le moral de nos transporteurs. Qui s’y préparent de différentes manières. Certains, afin d’en tirer encore un bon prix, n’hésitent pas à vendre une affaire florissante, comme ce fut le cas récemment avec les transports Heck rachetés par DB Schenker ou encore avec Maes Transport qui a rejoint l’ogre Jost. Parlant de Jost, il se chuchote qu’il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin dans sa boulimie de croissance : on cite ainsi le nom de De Bock Gebroeders, qui permettrait à Jost de prendre pied dans le transport de containers et de Magetra, qui ouvrirait une porte sur le futur Trilogiport à Liège…

D’autres entreprises, conscientes que l’avenir passe par une focalisation sur les activités à valeur ajoutée, n’hésitent pas à fermer leur département « transports ». Ainsi Rogister (Welkenraedt), dont la direction explique que « en comparaison avec les pays limitrophes les charges sociales en Belgique sont nettement plus élevées (ndlr : ce n’est pas un scoop mais c’est toujours utile à rappeler) et que nous payons 500.000 euros de plus que nos concurrents en Allemagne et à Luxembourg. » Tout simplement intenable quand on connaît l’étroitesse des marges dégagées dans des activités de transport pures…