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Logistics Management 23 (09/2012)

 19/09/2012  Yannick Haesevoets  

EDITO

Le cas Fleurus

La paisible ville de Fleurus, une commune de la périphérie de Charleroi, a récemment suscité l’attention des médias suite aux actions de l’entreprise déclarée en faillite Best Medical Belgium, qui a, c’est le moins que l’on puisse dire, pris les réglementations en matière de stockage de substances radioactives à la légère. Une importante quantité de déchets radioactifs a en effet été retrouvée dans le bâtiment vide. Des dizaines de sacs contenant des déchets nucléaires mortels ont été entreposés dans une pièce de l’entreprise et n’ont été découverts que deux mois plus tard par des contrôleurs de l’Agence fédérale de Contrôle nucléaire (AFCN). L’assainissement du site prendra 6 à 7 ans, tandis que les parties intéressées n’ont pas encore déterminé avec précision quels étaient les risques éventuels pour la santé des riverains.

Le cas Fleurus soulève des questions d’une part sur la manière dont certains prestataires de services traitent la sécurité, et d’autre part sur l’efficacité des contrôles que les instances compétentes assurent à ce sujet. Le secteur nucléaire devrait en principe être le secteur le plus sévèrement contrôlé, mais il semble que de nombreuses améliorations soient encore possibles dans la pratique… Heureusement, notre secteur met, lui, un point d’honneur à garantir la sécurité (à quelques exceptions près). C’est ce qu’il ressort de l’étude qu’easyFairs a réalisée à l’occasion du salon PROLOGISTICS, dont vous retrouverez le catalogue officiel dans ce  magazine. Pas moins de 36,9% des sondés indiquent que la sécurité au travail est une priorité. Best Medical Belgium pourrait s’en inspirer…