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Frans Hendrickx & Zonen : développer l’activité logistique

 27/06/2017  Geert De Temmerman  Economie
Frans Hendrickx & Zonen : développer l’activité logistique

Frans Hendrickx, Transporteur de l’Année en 2006, a été un des premiers à proposer des services logistiques en Belgique. Une activité qui continue à progresser et gagne du terrain par rapport au transport routier.

 « Nous avons décroché le titre de Transporteur de l’Année en 2006. Une victoire fantastique, d’autant plus que nous fêtions cette année-là nos 50 ans d’existence et qu’il ne pouvait y avoir meilleure récompense pour rendre hommage au fondateur de la société, Frans Hendrickx. Nos clients et fournisseurs ont été nombreux à réagir, mais cette victoire, nous la devions avant tout à nos collaborateurs. Depuis dix ans, nous pouvons en effet compter sur une équipe solide et fiable, convaincue par la qualité de notre approche innovante et qui donne de ce fait le meilleur d’elle-même », explique Rocco Cannizzaro, le directeur général.

Services VAL

Depuis, le monde ne s’est pas arrêté de tourner; la concurrence et les tensions sur les prix n’ont fait qu’augmenter. « Le secteur est sous pression, nous le constatons chaque jour. Certains de nos clients se sont expatriés, en partie à cause des coûts salariaux élevés en Belgique. Nous avons pu combler le vide en attirant une nouvelle clientèle séduite par nos compétences et notre offre combinée transport/logistique », poursuit Rocco Cannizzaro.

Ce sont ces charges salariales et la volonté de préserver la main-d’œuvre belge qui ont motivé l’entreprise à réorganiser ses activités de transport. « Nous avons dû réduire notre rayon d’action; le transport longue distance par des chauffeurs belges n’est plus viable. Nous avons donc allégé notre parc pour ne garder que 120 camions, soit une réduction de 20 %. En contrepartie, nous avons investi massivement dans la logistique, une activité où notre société fait depuis toujours figure de pionnière en Belgique. En dix ans, nous avons quasiment doublé notre capacité de stockage pour atteindre les 140.000 m² et proposons désormais de nombreux services à valeur ajoutée.

Nous répondons aux exigences très strictes de l’industrie pharmaceutique et chimique (dont le stockage des produits dangereux qui requièrent un agrément Seveso seuil haut), du secteur des boissons et du stockage conditionné de produits comme le vin, le chocolat, les graisses, les sucres… Cette diversité nous permet d’égaliser les pics d’activité. Associer le transport et la logistique, c’est la formule gagnante ».

La qualité du support IT, la création de valeur ajoutée et les certificats de qualité donnent à la société une longueur d’avance supplémentaire sur la concurrence. « Le client idéal est celui qui veut se concentrer sur sa production et ses ventes, et qui confie l’ensemble de sa logistique à un spécialiste », souligne Cannizzaro.

Améliorer la rentabilité

« Au vu de la conjoncture actuelle, je nous vois évoluer de plus en plus vers la logistique, avec une extension de notre capacité de stockage et de notre WMS. Beaucoup d’entreprises de notre secteur font d’importants efforts pour réduire leur empreinte écologique. Nous sommes personnellement engagés dans plusieurs projets pilotes, avec des véhicules qui utilisent les énergies alternatives.

Mais notre engagement ne se limite pas aux seuls véhicules. Nous avons cosigné le Certificat environnemental RSE et mis en place, dans nos entrepôts, des mesures qui visent notamment les économies d’énergie sur le lieu du travail.

La recherche d’un bon équilibre entre l’humain, le profit et la planète a toujours été une de nos priorités. Nous avons par ailleurs investi dans la création de notre propre centre de formation, qui est aussi accessible aux personnes extérieures. En plus de la formation continue obligatoire, ce centre dispense une formation à la conduite écologique/économique et peaufine les connaissances techniques de nos collaborateurs.

En ce qui concerne les responsabilités extérieures à notre entreprise, nous souhaiterions une révision en profondeur de l’approche de l’organisation du trafic routier et de son infrastructure. Il est urgent que notre secteur puisse compter sur des politiques conscients de l’ampleur du travail à accomplir pour permettre au transport routier de redevenir viable. Plusieurs éléments pèsent sur notre rentabilité, dont la taxe kilométrique qu’il faut appliquer correctement, et nos infrastructures routières, qui doivent être modifiées car elles sont totalement obsolètes et responsables d’embouteillages monstrueux tous les jours – sans parler de leur impact écologique.

La fusion des fédérations professionnelles au sein d’un seul et unique organe pourrait mettre davantage la pression sur ces réorganisations. Nous devons miser sur une collaboration à long terme avec nos clients, car elle n’offre que des avantages pour chaque partie. Nous ne sommes pas au bout de nos peines, mais moyennant une bonne entente entre tous les acteurs, nous devrions pouvoir arriver à gérer une entreprise économiquement rentable sur le sol belge ! ».

 

« La fusion des fédérations professionnelles au sein d’un seul et unique organe pourrait mettre davantage la pression sur le monde politique. » (Rocco Cannizzaro, directeur général)