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Frans Hendrickx & Zonen : croître dans la logistique

 28/06/2017  Geert De Temmerman  Economie, Transport & Logistics Awards
Frans Hendrickx & Zonen : croître dans la logistique

Frans Hendrickx, Transporteur de l’Année 2006, a été un des premiers Belges à proposer des prestations logistiques. Une activité qui se développe toujours et qui gagne du terrain par rapport au transport routier.

Rocco Cannizzaro, directeur général : « En 2006, nous avons remporté le titre de Transporteur de l’Année. Une victoire fantastique, d’autant que nous fêtions cette année-là nos 50 ans d’existence et qu’il s’agissait du moment idéal pour mettre une fois encore à l’honneur le fondateur Frans Hendrickx. Les réactions de nos clients et fournisseurs ont été très nombreuses. Mais ce titre, c’est d’abord à nos collaborateurs que nous le devions. Ces dix dernières années, nous avons remarqué que nous possédions une équipe de collaborateurs très dévouée et tout le monde a élevé son niveau d’implication parce que chacun croit fermement à notre organisation d’avant-garde. »

Services VAL

Mais les choses évoluent. La concurrence et la pression sur les prix ont continué à croître. « Le secteur est fortement sous pression, nous le percevons au quotidien. Quelques-uns de nos clients se sont installés à l’étranger à cause notamment des coûts salariaux élevés en Belgique. Heureusement, nous avons pu nous adapter à cette situation en attirant de nouveaux clients qui étaient convaincus de nos compétences et de notre combinaison de transport et de logistique », explique Rocco Cannizzaro.

Les charges salariales élevées et la ferme volonté de continuer à travailler avec des collaborateurs belges ont conduit à une réorganisation de ses activités de transport. « En raison notamment des coûts salariaux, nous avons été contraints de réduire le rayon d’action de nos véhicules. Effectuer de longues distances de transport avec des chauffeurs belges n’est plus rentable. Ceci a eu pour conséquence un démantèlement de notre parc pour arriver à 120 poids lourds, soit une réduction de 20 %. A l’inverse, nous avons fortement investi dans nos activités logistiques, des activités dans lesquelles nous avons d’ailleurs fait œuvre de pionniers. En dix ans, notre capacité d’entreposage a quasiment doublé pour arriver à 140.000 m2, avec une offre importante de services VAL.

Nous sommes aujourd’hui en mesure de répondre aux exigences élevées des secteurs de la pharmacie, de la chimie (y compris les biens dangereux stockés avec une autorisation SEVESO), de l’industrie des boissons et du stockage conditionné de biens tels que le vin, le chocolat, les graisses, les sucres,… Cette diversité nous permet d’absorber les pics et les chutes dans tous les secteurs. La combinaison de notre transport et de la logistique s’est avérée être la formule idéale. »

Grâce à un bon support IT, à la création de valeur ajoutée et aux certificats de qualité nécessaires, il est encore possible de faire la différence avec la concurrence tant au niveau du transport que de la logistique. « Le client idéal est donc la société qui veut se concentrer sur sa production et ses ventes et qui confie toute l’organisation logistique à un spécialiste. », précise Rocco Cannizzaro.

Accroître la rentabilité

« Telles que les choses se présentent, je vois notre organisation évoluer encore davantage dans la direction de la logistique avec un nouveau développement de notre capacité de stockage et WMS. Un grand nombre d’entreprises du secteur travaillent aussi sur la réduction de leur empreinte écologique. C’est également le cas de notre société qui est déjà impliquée dans un certain nombre de projets pilotes avec des véhicules équipés d’une source d’énergie alternative.

Mais nous ne limitons pas notre engagement à nos seuls véhicules. Nous avons signé pour nos entrepôts la certification de la charte environnementale ESR. Elle porte notamment sur l’utilisation économique de l’énergie sur le lieu de travail.

La recherche d’un bon équilibre entre people, profit et planet a toujours été une démarche importante pour nous. Nous avons également investi dans un centre de formation propre qui n’est pas uniquement accessible à nos propres collaborateurs, mais aussi à des tiers. Ce centre de formation n’a pas été seulement créé pour délivrer la formation obligatoire, mais il organise aussi des formations sur la conduite écologique/économique ou des cours de perfectionnement technique pour nos collaborateurs.

Ce que nous voudrions voir changer, c’est une modification en profondeur de l’organisation du trafic et de l’infrastructure. Le secteur a un besoin urgent de politiciens qui prennent conscience qu’il y a du pain sur la planche pour que le transport routier redevienne viable. L’utilisation correcte de la taxe kilométrique ou l’adaptation de l’infrastructure routière totalement dépassée et qui engendre des files monstres chaque jour sont quelques éléments qui affectent la rentabilité, sans parler de l’impact écologique.

La fusion des fédérations professionnelles pour créer une seule entité permettrait peut-être de mettre davantage de pression sur qui de droit. Nous devons tendre vers une collaboration à long terme avec nos donneurs d’ordre, car ceci n’offre que des avantages pour toutes les parties. Il y a encore beaucoup de travail, mais avec une bonne entente entre tous les acteurs, il doit être possible de gérer une entreprise rentable sur le sol belge ! »